Soutien aux aînés: la CSN dénonce la réduction des bains

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(QuébecCSSS de la Vieille-Capitale) La CSN a dénoncé, lundi, la réduction du nombre des bains aux personnes âgées donnés par le soutien à domicile du CSSS de la Vieille-Capitale. Cette mesure découle de compressions budgétaires de 3,8 millions $ imposées par le gouvernement.

La vice-présidente du syndicat des professionnels au CSSS de la Vieille-Capitale, Myra Therrien, a expliqué qu'une nouvelle consigne aux employés limite maintenant le personnel à donner des services pendant cinq jours par semaine et de ne plus couvrir la fin de semaine. Auparavant, les services étaient donnés selon les besoins, sept jours sur sept.

«Pour les gens qui font de l'incontinence, qui ne sont pas capables de s'occuper d'eux-mêmes, on va aller changer les protections [couches] sur cinq jours seulement. Pour les deux autres jours, ce sera la famille qui va devoir pallier ou on devra faire appel à une agence privée et qu'on paye pour changer les protections», a-t-elle affirmé.

Cette réduction de services risque de compliquer la vie à bien des personnes seules, qui n'ont pas de famille ou qui n'ont pas les moyens de s'offrir les services d'une agence privée. «Bien souvent, ces personnes âgées ont des troubles de mémoire, de démence. Elles ne changeront pas leurs protections. On va avoir des complications médicales et les gens vont se ramasser à l'hôpital éventuellement», a ajouté Mme Therrien.

Allongement des listes d'attente

D'autres services au Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale ont également été amputés à la suite de l'abolition de postes, selon la centrale syndicale. «On a perdu l'équivalent de 28 jours de travail par semaine de services aux personnes âgées, que ce soit en nutrition, en travail social, en psychologie, en ergothérapie, en éducation spécialisée depuis septembre», a indiqué la vice-présidente du syndicat des professionnels.

«Un travailleur social suit en moyenne 65 personnes qu'il doit voir dans l'année. Si on coupe l'équivalent de deux postes, c'est 130 personnes qui n'ont plus de services», a-t-elle déploré.

Avec ces coupes, on craint un allongement des listes d'attente. «On a un poste de nutritionniste sur cinq jours qui n'a pas été remplacé depuis six mois. La liste d'attente a augmenté de huit mois en nutrition clinique pour les personnes âgées», a indiqué Mme Therrien.

En réadaptation en déficience intellectuelle, les compressions budgétaires affectent également les services. «On a coupé du côté des loisirs et du divertissement. Ça entraîne habituellement une augmentation au niveau de l'utilisation des médicaments et des risques de cas d'agression», a déploré Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec de la CSN.

Des employés sont aussi touchés directement par les compressions. «On n'est pas en train de couper les postes de gens qui partent à la retraite ou des postes vacants. On coupe des postes avec des titulaires. Ces gens doivent aller en bumper d'autres», a-t-elle souligné.

Les établissements de santé et de services sociaux des régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches doivent appliquer des compressions de 35 millions $ cette année.

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