Grippe: Hébert songe au vaccin obligatoire pour tout le personnel en santé

À défaut de la vaccination obligatoire, le ministre... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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À défaut de la vaccination obligatoire, le ministre s'est montré intéressé par une autre mesure mise en place den Colombie-Britannique, soit celle de l'obligation de porter un masque pour les employés qui n'ont pas été vaccinés.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le ministre de la Santé, le Dr Réjean Hébert, n'écarte pas la possibilité de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe chez les 250 000 employés de la santé, à l'exemple de la Colombie-Britannique. Le taux de vaccination chez les employés de la santé est de 44 % au Québec. L'objectif cette année est de le porter à 80 %.

«On va suivre l'expérience de la Colombie-Britannique. Il faut voir si ça donne des résultats, si c'est conforme aux lois du travail. Il y a eu une contestation et il y aura probablement un appel. Il faut examiner ça. Il faut s'asseoir avec nos partenaires syndicaux également sur la façon d'implanter cette mesure pour qu'elle soit bien accueillie», a-t-il commenté, jeudi, à l'occasion du lancement de la campagne annuelle de vaccination.

À défaut de la vaccination obligatoire, le ministre s'est montré intéressé par une autre mesure mise en place dans la province de l'Ouest, soit celle de l'obligation de porter un masque pour les employés qui n'ont pas été vaccinés. «On regarde ça avec beaucoup d'intérêt», a-t-il dit.

Pour l'heure, le ministre Hébert mise sur la vaccination sur une base volontaire des employés des hôpitaux, des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et des centres locaux de services communautaires (CLSC). «Cette année, on met l'emphase sur l'émulation et la motivation du personnel à se faire vacciner parce que non seulement le personnel y gagne, mais aussi les usagers dont on s'occupe. C'est extrêmement important en termes de responsabilité professionnelle», a-t-il souligné.

«Dans plusieurs autres pays et provinces, les stratégies d'encouragement et d'émulation ont porté fruit et ont permis d'augmenter le taux de vaccination. C'est ce qu'on est en train de mettre en place. Obliger des employés, c'est difficile», a-t-il ajouté.

Le faible taux de vaccination chez certains groupes d'employés de la santé serait dû à des problèmes d'accessibilité, à de la négligence ou à un manque de temps. «Quand les gens sont obligés d'aller au service de santé ou dans leur communauté pour se faire vacciner, c'est là où on a un problème. Cette année, il y a des équipes mobiles qui vont aller sur les unités de soins vacciner les gens pendant leurs heures de travail. On pense qu'avec une meilleure accessibilité, les gens vont pouvoir se soumettre volontiers à la vaccination», a affirmé le ministre Hébert.

Pas moins de 60 000 employés du secteur de la santé ont la grippe chaque année. Ils doivent souvent s'absenter du travail dans un contexte où il y a une pénurie de personnel dans plusieurs établissements, particulièrement chez les infirmières. «On peut réduire ce nombre de 20 à 70 % par la vaccination. Quand du personnel est absent parce que les gens ont la grippe, ça augmente les problèmes d'accès au système de santé, en plus des inconvénients de la grippe sur les personnes», a indiqué le ministre.

25 000 hospitalisations

C'est chez les médecins où le taux de vaccination est le plus élevé, à 82 %. Il est de 62 % chez les infirmières, et de 50% chez les préposés aux bénéficiaires. Du côté des employés à l'administration, ce taux chute à 30 %.

Chaque année, le virus de la grippe est lié au décès de 300 personnes et cause l'hospitalisation de 25 000 personnes au Québec. On prévoit que 400 000 personnes seront affligées de la grippe au cours des prochaines semaines.

Par ailleurs, il est faux de prétendre que le vaccin de la grippe peut être la cause de ce qui semble être une grippe sévère. «Très souvent, les gens vont dire : "Je me suis fait vacciner et j'ai été aussi malade", mais c'est causé par d'autres virus en circulation. Il n'y a pas seulement le virus de l'influenza. Il y a en même temps des virus respiratoires et d'autres types de virus qui provoquent des infections», a précisé le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique.

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