Boissons énergisantes: les excès, un réel danger

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Selon des spécialistes, les jeunes ne sont pas assez informés des dangers que peut représenter leur penchant pour les boissons énergisantes.

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Marie-Pier Duplessis
Le Soleil

(Québec) Maintenant, lorsqu'un patient se présente à l'urgence parce qu'il souffre de palpitations, l'une des premières questions qu'on lui pose est: «Est-ce que vous avez consommé des boissons énergisantes dans les dernières heures?»

C'est le constat que deux spécialistes de la santé, en croisade contre les boissons énergisantes, ont entre autres signalé alors qu'ils étaient appelés à commenter la manchette du Soleil de dimanche matin. Celle-ci faisait état de l'histoire de Simon Tremblay, ce rescapé du coeur foudroyé par un arrêt cardiaque possiblement causé par sa trop grande consommation d'«énergie» liquide en cannette.

Syndrome de mort subite

Le Dr Richard Blanchet, de l'Association québécoise des médecins du sport, de même que Paul Boisvert, kinésiologue ayant oeuvré au sein de la Chaire de recherche sur l'obésité de l'Université Laval, n'étaient pas vraiment surpris que les chercheurs de l'Hôpital Laval tracent un possible parallèle entre le syndrome de mort subite de M. Tremblay et son cocktail études-alcool-boissons énergisantes de la semaine précédant son «accident». Et ce, même si l'effet devrait habituellement être plus direct et se produire dans les heures suivantes. «C'est sûr que s'il était tout le temps boosté là-dessus, ça amène certaines susceptibilités [du système cardiovasculaire]», image M. Boisvert, qui croit qu'il nous manque peut-être des informations sur ce que le patient a consommé la journée même.

Les deux spécialistes sont toutefois catégoriques sur un point: les jeunes ne sont pas assez informés des dangers que peut représenter leur penchant pour les boissons énergisantes. «L'excès est un danger immédiat, ça c'est clair», tranche le Dr Blanchet, qui signale toutefois que plusieurs facteurs, dont la prédisposition génétique et le profil du consommateur (occasionnel ou régulier), peuvent influencer la réaction de chacun face à la consommation de caféine.

Tout comme M. Boisvert, il croit que le gouvernement devrait agir pour légiférer en vue d'interdire la vente de boissons énergisantes aux moins de 14 ans. «Il y en a qui disent 12 comme il y en a qui disent 18, mais je crois que peu importe, c'est une question de santé publique et de responsabilité sociale», estime Dr Blanchet. «Santé Canada a déjà fait un pas en avant en demandant d'inscrire un meilleur affichage sur le nombre de mg de caféine contenus dans chaque cannette, maintenant il faut aller plus loin.»

Le médecin, qui s'occupe entre autres de soigner les joueurs de hockey des Remparts de Québec, prévient qu'il ne faut pas se fier à la grosseur de la cannette pour doser sa consommation. «Maintenant, il existe des energy shots qui ne sont pas plus gros qu'un rouge à lèvres et qui contiennent plus de caféine que les formats réguliers. Suffit qu'un jeune de 14 ans en prenne trois ou quatre dans un party, qu'il soit un consommateur occasionnel et qu'il ait une prédisposition génétique et paf! C'est assez pour qu'il explose», avertit ce dernier.

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