Hôtel-Dieu de Québec: le projet de 850 millions $ en révision

Le ministre de la Santé et des Services... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, a indiqué, mercredi au Soleil, avoir été interpellé par les dirigeants du CHU de Québec sur le projet d'agrandissement de l'Hôtel-Dieu.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Critiqué par plusieurs, le projet d'agrandissement de l'Hôtel-Dieu de Québec au coût de 850 millions$ fait l'objet d'une révision par la direction du CHU de Québec.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, a indiqué, mercredi au Soleil, avoir été interpellé par les dirigeants du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec sur le projet d'agrandissement.

«On m'a demandé de me rencontrer pour me dire qu'ils réfléchissaient pour voir si vraiment ce sont les bonnes décisions. Alors je leur laisse le temps de réfléchir et je vais voir le résultat de leurs réflexions pour être en mesure de les appuyer», a-t-il répondu à la question de savoir s'il était favorable ou non au projet dans le Vieux-Québec.

«À la suite de la fusion [du CHA et du CHUQ], l'établissement veut réfléchir sur la façon de prévoir les infrastructures de cet établissement-là pour les 25 prochaines années», a-t-il ajouté.

Le ministre n'a pas fermé la porte à la construction d'un nouvel hôpital universitaire moderne à Québec à l'image de ceux du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) aux coûts respectifs de 2,5 milliards$ et de 1,6 milliard$. «Lorsqu'ils [CHU de Québec] me présenteront le fruit de leurs réflexions, je serai en mesure de répondre à la question», a-t-il dit.

Au CHU de Québec, le président du conseil d'administration, Gaston Bédard, et la directrice générale, Gertrude Bourdon, n'étaient pas disponibles pour commenter les propos du ministre et la révision du projet d'agrandissement de l'Hôtel-Dieu de Québec.

Une représentante du service des communications a toutefois indiqué que la possibilité de construire un nouvel hôpital universitaire au lieu d'agrandir l'Hôtel-Dieu n'était pas dans les plans pour l'instant et que le projet d'agrandissement n'était pas en mode pause.

«On n'est pas du tout dans le cadre d'un superhôpital à l'image du CHUM et du CUSM. On regarde les possibilités de regroupements de clientèle pour améliorer l'efficience, le service à la clientèle», a-t-elle affirmé.

«On est ouverts si on sent qu'il y a une solution qui peut être différente, mais pour l'instant, le projet de l'Hôtel-Dieu n'est pas en mode pause. On serait irresponsables de ne pas échanger avec le Ministère sur le projet. Le projet est un incontournable et il est toujours vivant. Il n'y a rien d'arrêté. Les besoins des patients sont réels et sont reconnus», a-t-elle ajouté.

Au printemps dernier, c'est dans le plus grand secret que la haute direction du CHUQ (Hôtel-Dieu, Saint-François d'Assise et CHUL) et celle du CHA (Enfant-Jésus et Saint-Sacrement) avaient élaboré la fusion de leurs deux organismes en accord avec le ministre de la Santé du temps, Yves Bolduc. La décision de fusionner a été annoncée au début de l'été dernier, quelques semaines avant le déclenchement de la campagne électorale.

Le budget du CHU de Québec est de 1,2 milliard$. L'établissement emploie plus de 14 000 personnes.

Pour une meilleure coordination des soins aux patients

Par ailleurs, deux médecins spécialistes de Québec, les Drs Nicolas Dupré et Pierre F. Leblond, ont plaidé récemment pour la construction d'un nouvel hôpital prédominant à Québec pour assurer une meilleure coordination des soins aux patients. Ils avaient déploré que les malades ayant plusieurs pathologies aient à se déplacer d'un centre hospitalier spécialisé à l'autre.

«Nous avons à Québec une équipe médicale et universitaire du niveau de la LNH. Cependant, cette équipe n'a pas son amphithéâtre. Ses membres sont dispersés pendant que les usagers, eux, se promènent d'un site à l'autre», ont-ils déploré.

«Il faut prendre position pour un site hospitalier qui laisse place à l'expansion future, qui soit facilement accessible aux patients, et qui ne demande pas de respecter des normes urbaines contraignantes. La qualité des soins s'en trouvera bonifiée, et les coûts pourront être limités en prévenant les dédoublements et l'entretien des multiples structures vieillissantes», ont ajouté les deux médecins.

À défaut d'un seul site, le Dr Dupré croit qu'il faut concentrer dans deux ou trois centres hospitaliers les services médicaux spécialisés. Il n'en reconnaît pas moins la présence de contraintes et la difficulté de déplacer des équipes médicales.

«À Québec, on dirait qu'on est un petit peu gêné de dire que ça nous prendrait un nouvel hôpital comme on en retrouve ailleurs. Pourtant on a le bassin démographique et le bassin de médecins spécialisés pour le faire», a-t-il avancé, mercredi.

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