Projet Cartagène: jusqu'à un Québécois sur deux malade sans le savoir

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(Québec) C'est, littéralement, le pouls du Québec que le projet Cartagène est en train de prendre. Son «pouls», ainsi que sa pression, une prise de sang, son génome et son historique médical, car il s'agit de la plus ambitieuse campagne d'échantillonnage médical jamais entreprise au Québec. Et l'exercice  a déjà permis d'établir que jusqu'à un Québécois sur deux souffre d'une maladie chronique sans le savoir.

La deuxième phase de cet ambitieux projet a été lancée officiellement lundi. Après la première, qui a «échantillonné» 20 000 personnes dans la Belle Province en 2010, celle-ci en touchera 17 000. Et chacune d'elles aura droit à toute une batterie de tests - échantillons de sang et d'urine, profil immunologique, tension artérielle, volume pulmonaire, génétique, questionnaire sur le passé et les habitudes de vie, tout y passera, ou presque.

«Ce n'est pas un projet qui concerne seulement une maladie, explique Philip Awadalla, professeur à la Faculté de médecine à l'Université de Montréal et directeur scientifique de Cartagène. C'est un projet de santé publique au sens large. On s'intéresse à la fréquence des maladies et aux facteurs environnementaux associés à ces maladies.»

En analysant les résultats des 20 000 premiers participants, les chercheurs ont trouvé qu'une bonne partie d'entre eux avaient des problèmes de santé chroniques, mais qu'ils l'ignoraient. Ainsi, une personne sur quatre fait de l'hypertension sans le savoir, et cette proportion grimpe à une sur deux chez ceux qui «font du cholestérol».

Maladies rénales

Et dans le cas de l'insuffisance rénale chronique légère ou modérée, c'est pas moins de 90 % des gens atteints qui sont dans l'ignorance. En elle-même, cette maladie chronique n'est pas nécessairement grave, mais elle peut aggraver les conséquences de l'hypertension et de maladies cardiovasculaires.

Ce qui fait dire au Dr François Madore, professeur à l'Université de Montréal et un des chercheurs de Cartagène, que «tôt ou tard, il faudra que des mesures soient prises pour mieux diagnostiquer cette condition et sensibiliser davantage la population générale aux maladies rénales».

Les participants à la deuxième phase, qui auront de 40 à 69 ans, seront appelés par téléphone après avoir été aléatoirement choisis par la Régie de l'assurance maladie du Québec. On ne peut pas se porter directement volontaire, car l'échantillonnage doit être aussi aléatoire que possible, mais le Dr Awadalla aimerait qu'une grande partie de ceux qui recevront un appel accepte de participer - car comme dans le cas des sondages, le taux de réponses positives a une incidence sur la qualité des données.

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