Légionellose: l'enquête du coroner reportée en mai

Les prélèvements effectués par la Santé publique ont... (Photothèque Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Les prélèvements effectués par la Santé publique ont permis de localiser la source de l'épidémie de légionellose sur le toit du Complexe Place Jacques-Cartier dans Saint-Roch.

Photothèque Le Soleil, Jocelyn Bernier

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(Québec) Le début de l'enquête publique du coroner sur les 13 décès causés par l'épidémie de légionellose à Québec, l'été dernier, est reporté au 30 avril au palais de justice de Québec. Quatre autres jours d'audience sont prévus, soit les 1er et 2 mai et les 7 et 8 mai, a fait savoir, mardi, le bureau du coroner en chef.

Il semble que des conflits d'horaire des procureurs représentant les parties impliquées soient à l'origine du report du début des audiences. Avant les Fêtes, la coroner, Me Catherine Rudel-Tessier, avait retenu les dates des 4 et 5 mars.

En plus des victimes de la maladie, on peut s'attendre à ce que le gestionnaire et copropriétaire du Complexe Place Jacques-Cartier - la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - soit représenté lors de l'enquête. La Direction régionale de santé publique aura fort probablement à donner des explications sur son rapport concernant la plus importante éclosion de légionellose au pays. Le document a été rendu public le mois dernier. L'organisme pourrait aussi avoir à répondre à des questions sur les délais avant d'entreprendre la désinfection des tours de refroidissement.

Conclusions critiquées

La CSQ avait mis en doute les conclusions de la Santé publique voulant que la tour de refroidissement du Complexe Place Jacques-Cartier dans Saint-Roch soit à l'origine de l'épidémie. «C'est assez présomptueux de penser que nous sommes hors de tout doute raisonnable les seuls responsables. On est convaincu que ce [le rapport de la Santé publique] n'est pas concluant et que ce n'est pas juste arrivé ici», avait commenté un des dirigeants de la centrale syndicale.

Du côté de la Santé publique, on avait établi que la souche de Legionella détectée sur 22 personnes sur une possibilité de 23 était la même que celle retrouvée dans la tour de refroidissement du Complexe Place Jacques-Cartier. La même souche n'avait pas été détectée ailleurs.

D'autre part, l'enquête pourrait permettre de tirer au clair les raisons de la non-application de la recommandation principale du Centre de santé publique de Québec, en 1997, de «confier à un organisme gouvernemental la responsabilité d'émettre des normes sur la conception, le fonctionnement et l'entretien des tours de refroidissement, et d'assurer le respect de l'application de ces normes». Cette recommandation avait été présentée à la suite d'une première éclosion de légionellose en 1996 à Québec, qui avait fait un décès.

Normes gouvernementales

La Régie du bâtiment sera fort probablement appelée à donner des explications lors de l'enquête du coroner sur l'absence de normes gouvernementales concernant l'entretien des tours de refroidissement.

La ministre du Travail, Agnès Maltais, s'est engagée à ce que les propriétaires de tours de refroidissement soient soumis d'ici l'été prochain à une réglementation sur l'entretien de ces appareils. Avant les Fêtes, un projet de réglementation a été approuvé par la Régie du bâtiment. Le Conseil des ministres doit l'approuver avant qu'il soit rendu public pour une période de consultation qui précède son approbation finale.

Un total de 181 personnes ont reçu un diagnostic de légionellose à Québec, et plus de 130 ont dû être hospitalisées, dont plusieurs aux soins intensifs.

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