Ottawa refuse d'interdire la version générique de l'OxyContin

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Le gouvernement fédéral estime que l'interdiction de la version générique de l'OxyContin est une réponse trop simpliste à un problème aussi complexe que celui des abus de médicaments sur ordonnance.

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Heather Scoffield
La Presse Canadienne
Ottawa

Le gouvernement fédéral a rejeté les appels des provinces qui lui demandaient de retarder ou d'interdire l'approbation de la version générique de l'OxyContin, un analgésique qui peut créer une forte dépendance, et qui cause des ravages dans des petites villes et des réserves autochtones éloignées.

La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, explique qu'Ottawa compte plutôt resserrer les règles afin d'obliger les distributeurs d'oxycodone à suivre plus étroitement le cheminement du produit. Ainsi, ils devront dorénavant signaler les variations importantes des ventes ou les changements marqués dans la distribution, tout en continuant à déclarer les pertes et les vols.

Mme Aglukkaq demande aux provinces d'utiliser les pouvoirs dont elles disposent face aux médecins et aux pharmaciens pour lutter contre les prescriptions frauduleuses.

La version générique de l'OxyContin devrait être approuvée par Ottawa dimanche, alors qu'expirera le brevet du fabricant, Purdue Pharma.

Le gouvernement fédéral estime que l'interdiction de la version générique de l'OxyContin est une réponse trop simpliste à un problème aussi complexe que celui des abus de médicaments sur ordonnance.

Ottawa ne veut pas politiser le mécanisme bureaucratique qui d'approbation immédiate d'un médicament qui est une copie d'un médicament de marque déposée déjà autorisé.

«Je ne pense pas que les politiciens devraient choisir quels médicaments sont approuvés, a écrit la ministre. Si les intentions sont certainement nobles dans ce cas-ci, qu'est-ce qui empêcherait les prochains politiciens de céder à la pression du public et d'autoriser la mise en marché de médicaments potentiellement dangereux une fois que la pression se fait trop intense?»

Elle a rappelé que les provinces ont le pouvoir de sévir contre les médecins et les pharmaciens qui permettent à l'oxycodone de tomber entre les mains de toxicomanes.

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