Est-du-Québec et Côte-Nord: bien nantis en médecins de famille

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Près de 20 % des citoyens du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine sont sans médecin de famille.

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Carl Thériault et Steeve Paradis, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) En matière de médecine familiale, les gens de l'Est du Québec sont mieux nantis que l'ensemble des Québécois. Ils sont 18 % à ne pas avoir de médecin attitré, contre 25 % dans le reste de la province.

Près de 70 000 personnes sont sans médecin de famille dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord, dont 24 000 sont inscrites aux guichets d'accès aux personnes sans médecin de famille.

Au Bas-Saint-Laurent, 4000 usagers sont sur cette liste officielle, 7169 sur la Côte-Nord et 13 000 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Ce qui veut dire que 18 % des citoyens de ces régions sont sans médecin de famille, soit une situation beaucoup plus favorable au 25 % des Québécois sans médecin en 2011.

En 2012, le nombre de médecins de famille a même diminué d'une dizaine, passant de 254 à 244 si l'on tient compte des départs de médecins pour d'autres régions, pour les congés de maternité et les retraites. En 2013, ce seront 12 médecins qui s'ajouteront, mais on ne connaît pas actuellement le nombre de départs possibles.

Le rattrapage par rapport au plan des effectifs de 291 médecins de famille sera long. «L'ajout net annuel ces dernières années a été de deux ou trois postes alors qu'il y a 8 à 10 départs en moyenne. L'ajout net a été de 51 médecins ces 12 dernières années. On répond à 84 % du plan des effectifs et on veut atteindre 87 %. De 77 % à 80 % des gens ont un médecin de famille», a précisé Michel Plante, directeur des Affaires médicales, universitaires, des services de santé et hospitaliers à l'Agence de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent.

Cinq ou six groupes de médecins de famille (GMF) sur 10 sont ouverts le samedi et le dimanche avec des plages de sans rendez-vous. Il y a 10 groupes de médecine familiale qui prennent en charge 113 724 personnes (57 % de la population).

Gaspésie

Quelque 14 % de la population gaspésienne et madelinienne n'ont pas de médecin de famille, soit 13 000 personnes sur les 94 000 du territoire.

Les effectifs en médecine familiale ont grimpé de 70 % au milieu des années 2000 à 85 % actuellement. «Ces dernières années, nous avons un bilan positif de cinq ou six médecins par année après avoir été plutôt à moins cinq», dit André Boudreau, agent de planification aux effectifs médicaux à l'Agence de santé et de services sociaux de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. On dénombre quatre GMF et un cinquième est en formation dans la Baie-des-Chaleurs.

Il y a actuellement 159 médecins sur une possibilité de 162. Si les effectifs estimés par le ministère sont de 162, ils sont de 187 selon les instances locales.

Côte-Nord

Sur la Côte-Nord, 20,7 % des résidants de 12 ans et plus n'ont pas de médecin de famille. Selon les plans d'effectifs médicaux, la Côte-Nord a droit à 137 omnipraticiens. Il en manquerait donc 27 pour combler les besoins. Cette année, l'Agence régionale de santé a été autorisée à embaucher 15 médecins, un chiffre qui ne devrait pas être atteint. L'an dernier, la région avait droit à 16 médecins et elle en a recruté huit.

Sur la Côte-Nord, près de la moitié des omnipraticiens, soit 51 sur 110, pratiquent dans l'un des quatre groupes de médecine familiale qui se trouvent à Havre-Saint-Pierre, à Sept-Îles, à Port-Cartier et à Baie-Comeau.

«Ça fonctionne super bien pour désengorger d'une certaine manière le système», a indiqué la chef des communications et des affaires corporatives à l'agence nord-côtière, Sandra Morin. «Quand le médecin ne peut voir un patient, il est vu par une infirmière qui peut s'assurer du suivi du dossier. L'organisme souhaite ainsi étendre ce réseau qui, au 31 mars, couvrait au total 37 % de la population nord-côtière.

L'une des clés de la réussite de ces groupes est sans contredit l'implantation de l'Unité de médecine familiale (UMF) de Manicouagan, où des finissants en médecine de l'Université Laval s'exercent durant deux ans avant de démarrer officiellement leur pratique.

«En étant ici deux ans, les finissants se font des amis, se créent des réseaux et découvrent la région, ce qui fait en sorte qu'ils sont plus nombreux à s'établir ici», a lancé Suzie-Michelle Perron, de la direction générale du Centre de santé et de services sociaux de Manicouagan. «Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que Sept-Îles cherche à avoir aussi son UMF, en partenariat avec l'Université de Montréal.»

Pour ce qui est des heures de pratique de ces GMF, ils sont habituellement ouverts les soirs et les fins de semaine dans les grands centres que sont Sept-Îles et Baie-Comeau.

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