La fin de l'amiante: «prévisible», dit Labeaume

Régis Labeaume croit que Thetford Mines se remettra... (Le Soleil, Andréanne Lemire)

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Régis Labeaume croit que Thetford Mines se remettra de l'abandon du chrysotile.

Le Soleil, Andréanne Lemire

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(Québec) Le maire de Québec, Régis Labeaume, un ancien homme d'affaires bien connu du milieu de l'amiante, estime que l'abandon du chrysotile par les gouvernements était «prévisible». Et la région entourant Thetford Mines survivra, prédit M. Labeaume.

«Vous savez, à Thetford Mines, que je connais plus, les gens voyaient ça venir», a avancé hier le maire.

Avant de présider le Festival d'été et la Fondation de l'entrepreneurship - et avant de plonger dans l'arène politique -, Régis Labeaume a été un acteur incontournable de l'amiante. Le politicien a été notamment président à l'époque de la société minière Mazarin.

Et il n'avait aucun doute à ce moment que l'amiante ne serait pas éternellement soutenu par les deux paliers gouvernementaux. «Même moi, quand j'étais là-dedans, on savait qu'il restait encore une dizaine d'années. Moi, j'étais là il y a 15 ans. Il y avait encore beaucoup de pays qui achetaient de l'amiante. La chrysotile est la moins pire. Mais les gens pensaient d'avance.»

Depuis la fin de sa carrière dans le secteur minier, Régis Labeaume dit avoir vu l'activité économique se transformer. «J'ai côtoyé la population de Thetford Mines. Moi, je pense que l'économie s'est pas mal diversifiée, soutient-il. C'est jamais une bonne idée, mais c'est ça, les villes mono-industrielles. Et moi, je pense que Thetford Mines n'est plus une ville mono-industrielle.»

«L'économie s'est beaucoup diversifiée parce que les gens savaient ce qui s'en venait», a poursuivi le maire de Québec. «C'est jamais une bonne nouvelle, mais j'ai l'impression que l'impact sera peut-être moins pire qu'on pense, parce qu'il restait des travailleurs, mais tout le monde planifiait en fonction d'une fermeture éventuelle. Ce n'était pas une bonne nouvelle, mais c'était prévisible.»

Vendredi, le gouvernement fédéral a abandonné l'industrie de l'amiante, en signifiant qu'il ne s'opposera plus à l'inscription de l'amiante chrysotile sur la liste des substances dangereuses.

Le Parti québécois nouvellement élu entend quant à lui mettre fin à l'exploitation de l'amiante chrysotile.

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