Légionellose à Québec: 19 malades de plus

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La légionellose se caractérise par une infection pulmonaire aiguë et sévère.

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(Québec) Loin de s'estomper, la légionellose continue de frapper d'autres personnes à Québec. Le bilan de la Santé publique présenté mardi fait état de 19 personnes de plus qui ont contracté la maladie. Le total de personnes atteintes s'élève maintenant à 126, avec huit décès.

Il est assuré que ce bilan continuera de s'alourdir d'ici la fin de la semaine. Près de 20 autres cas faisaient l'objet d'une enquête mardi.

«Nous avons reçu d'autres cas en début de journée [mardi] des différents hôpitaux. Depuis la dernière semaine, on accumule entre 10 et 15 déclarations de cette maladie par jour qu'on enquête. Il n'y a pas d'augmentation. Il n'y a pas de diminution. Nous sommes en vitesse de croisière avec un bon nombre de déclarations à tous les jours», a résumé, mardi, le directeur régional de santé publique, le Dr François Desbiens.

La Santé publique espère toujours voir le nombre de cas diminuer d'ici la fin de la semaine, après l'inspection et la désinfection la semaine dernière de 29 tours de refroidissement dans Saint-Roch et Saint-Sauveur.

Contrairement à des propos du premier ministre Jean Charest, le Dr Desbiens maintient que l'hypothèse la plus plausible de la contagion est une ou des tours de refroidissement.

«Je persiste toujours à croire que la meilleure hypothèse du phénomène que nous vivons, c'est une tour de refroidissement à l'intérieur du périmètre restreint [Basse-Ville] ou en périphérie. Les vents dominants pourraient amener à disperser les gouttelettes d'eau responsables. Je ne vois pas d'autres hypothèses qui pourraient donner 126 cas», a-t-il répondu lors d'un point de presse.

Il a reconnu que les chauffe-eau domestiques, les spas, les piscines, les humidificateurs de maison et tout ce qui pulvérise de l'eau chaude entre 25 et 42 degrés Celsius peuvent être une source de contagion.

«Nous avons investigué toutes ces sources dans un questionnaire individuel avec les personnes atteintes et aucune de ces sources n'est reconnue commune pour ces personnes-là. Elles ne demeurent pas au même endroit. Souvent, c'est le chauffe-eau qui est partagé par plusieurs habitations. Dans le milieu hospitalier, ça peut être la tour sur le toit de l'établissement et ça entre par les fenêtres. On a tout investigué cela et on n'a trouvé aucune autre source commune», a expliqué le médecin.

Le chef libéral avait affirmé en début de semaine que l'épidémie de légionellose pourrait avoir été causée par une autre source qu'une tour de refroidissement.

Bassins de la Ville

Par ailleurs, on a appris, mardi, qu'en plus des bassins de rétention de la papetière White Birch, ceux de la Ville de Québec pour les eaux usées le long de la rivière Saint-Charles ont aussi été identifiés comme une source possible de contamination.

«Les bassins de rétention de la Ville pour les eaux usées qui sont proches de la Saint-Charles ont été investigués dans les auvents d'aération. Dès qu'on trouvait des eaux stagnantes, on prenait des échantillons et on les a vérifiés», a indiqué le directeur régional de santé publique.

D'autre part, les premiers résultats d'analyses de prélèvements sur des patients ayant contracté la maladie semblent indiquer qu'il n'y aurait qu'une seule source de contagion.

«On a reçu du Laboratoire de santé publique des confirmations pour les cinq premiers spécimens humains qu'on a transmis. C'est la même souche de légionellose qui est impliquée chez les cinq patients. Ça proviendrait du même endroit ou quelque chose de plus rare, soit deux endroits différents avec la même souche. Ça, on le verra quand on aura complété l'ensemble de l'enquête», a révélé le Dr Desbiens.

Des résultats de laboratoire sont attendus pour cinq autres prélèvements humains. On compte une trentaine de souches différentes de la maladie.

Le premier cas déclaré de légionellose ne l'a pas été à Québec, mais sur la Rive-Sud. Il remonte au 1er juillet. «C'est une personne qui demeure sur la Rive-Sud, mais qui travaillait sur le boulevard Charest à Québec. Nous l'avons ajoutée à notre liste», a précisé le Dr Desbiens.

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