Légionellose: Bolduc blâme le PQ

«De 1997 à 2003, il y avait un... (Photo: Steve Deschênes, Le Soleil)

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«De 1997 à 2003, il y avait un gouvernement qui était là. Et eux autres étaient responsables de finaliser le dossier. C'est à ce moment-là que ça ne s'est pas finaliser. Venez pas nous mettre sur le dos à nous autres des choses qui datent d'avant», a rappliqué le ministre de la Santé, Yves Bolduc.

Photo: Steve Deschênes, Le Soleil

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(Saint-Bruno-de-Montarville) Le Parti québécois (PQ) est à blâmer dans le dossier de l'épidémie de légionellose qui sème l'inquiétude à Québec, selon le ministre de la Santé, Yves Bolduc.

Samedi, le chef libéral Jean Charest a dévié vers son ministre toutes les questions reliées à la responsabilité gouvernementale dans cette affaire qui a fait six morts dans la capitale.

Il n'y a pas «pas du tout» d'embarras à y avoir pour le gouvernement libéral, soutient le ministre de la Santé. Même s'il a fallu attendre vendredi pour l'application d'une recommandation formulée en 1997 dans un rapport de santé publique sur la maladie du légionnaire.

«C'est en 1996 qu'il y a eu l'éclosion de légionellose, a déclaré M. Bolduc. Le rapport est sorti en mars 1997. S'il y a des gens qui ont à être embarrassés, ce sont les gens qui étaient à ce moment responsable du réseau de la santé et qui n'ont rien fait ou peu fait.»

Certains gestes ont été posés à l'époque, mais pas l'adoption d'un règlement pour forcer l'entretien des mécanismes de ventilation des édifices à la source de la contamination de légionellose. Vendredi, le ministre Bolduc a assuré que le Code du bâtiment imposerait dorénavant une mesure en ce sens.

«Des choses qui datent d'avant»

Au pouvoir depuis 9 ans, le gouvernement Charest rejette sur l'administration péquiste précédente la non-application de l'ensemble de recommandation du rapport de 1997. «De 1997 à 2003, il y avait un gouvernement qui était là, remarque-t-il. Et eux autres étaient responsables de finaliser le dossier. C'est à ce moment-là que ça ne s'est pas finaliser. Venez pas nous mettre sur le dos à nous autres des choses qui datent d'avant.»

À leur arrivée au gouvernement, les libéraux n'étaient pas pour «tout débusquer ce qui ne c'était pas fait auparavant», poursuit le ministre de la Santé. Il invite sans les nommer Pauline Marois et François Legault a expliquer les raisons pour lesquelles la recommandation n'a pas été appliquée. «On travaille à partir du moment où on est arrivé au pouvoir, justifie M. Bolduc. (...) En ce qui concerne ce qu'il y avait auparavant, on assume que les gens ont pris leur responsabilité.»

Le fils d'une victime de la légionellose décédée en 1996 appelle à un recours collectif pour négligence contre le gouvernement du Québec. Martin Courcy déplore l'inaction des autorités à la suite de la publication du rapport en 1997.

Jeudi, la ministre du Travail Lise Thériault a rejeté l'idée d'une responsabilité gouvernementale dans cette affaire. «C'est la responsabilité des propriétaires d'immeubles qui ont des tours de refroidissement à voir au bon entretien de ces équipements», a-t-elle commenté.

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