Légionellose: une «infection opportuniste»

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La légionellose est une «infection opportuniste» qui attaque principalement les individus à risque. Elle ne se transmet pas d'individu à individu.

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David Rémillard
Le Soleil

(Québec) L'épidémie de légionellose qui sévit sur Québec n'aurait pas nécessairement été évitée si les recommandations du rapport produit en 1997 à la suite d'une première éclosion dans la capitale avaient toutes été suivies. C'est du moins l'avis du Dr Robert Lévesque, microbiologiste et professeur à l'Université Laval, qui dit suivre la situation de près.

«Même si on avait mis en place un système de prévention, nettoyé périodiquement, ce n'est pas une garantie absolue», explique-t-il en entrevue au Soleil. Pourquoi deux épidémies en un peu plus de 15 ans à Québec? «Je ne peux pas vous répondre.»

La maladie du légionnaire est une maladie moderne, arrivée avec l'industrialisation, la bactérie ayant été isolée pour la première fois en 1976 dans un hôtel de Philadelphie. En ce sens, il ne serait pas surprenant de voir d'autres infections du genre se produire à l'avenir, croit le Dr Lévesque. «Plus on développe des sociétés compliquées, plus on favorise des situations inconnues. On favorise la croissance de nouveaux organismes.»

Dans le cas de la légionellose, «tout le monde a été pris au dépourvu». Le Dr Lévesque croit malgré tout que les autorités sanitaires ont bien réagi. La première chose à faire, selon lui, c'était d'enrayer les souches de la maladie le plus rapidement possible, ce qui a été fait. «C'était une course contre la montre», soutient-il. Les 62 tours de refroidissement de la Basse-Ville ont été inspectées, nettoyées et désinfectées entre mardi et jeudi.

Pas suffisant

Mais ce ne sera pas suffisant pour prévenir de nouvelles éclosions, prévient-il. Selon lui, l'idéal serait d'utiliser des technologies avancées développées pour contrer des maladies comme la légionellose.

Il suggère notamment l'installation d'un filtre à microparticules pour chacune des tours d'eau.

Le Dr Roger Lévesque tient toutefois à rassurer la population. Il s'agit «d'une infection opportuniste» qui attaque principalement les individus à risque. Elle ne se transmet pas d'individu à individu.

L'Université Laval pourrait venir en aide à la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale afin d'analyser les prélèvements faits sur les tours d'eau de la Basse-Ville.

Le laboratoire universitaire possède des technologies permettant d'identifier la ou les souches - il existe 34 types de légionnelles - responsables de l'épidémie. Il faut compter 48 heures pour chaque identification.

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