Légionellose: le fils d'une dame hospitalisée critique Info-Santé

Frappé par la légionellose, Richard Lapointe a été... (Collaboration spéciale Matthieu Boivin)

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Frappé par la légionellose, Richard Lapointe a été envoyé à l'hôpital par l'infirmier de la rue Gilles Kègle.

Collaboration spéciale Matthieu Boivin

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(Québec) «J'espère que les infirmières d'Info-Santé savent maintenant quoi dire à la population quand les gens les appellent et qu'ils présentent les symptômes de la maladie du légionnaire.»

La mère de Mathieu Bilodeau, Marielle Dupuis, est hospitalisée depuis samedi dernier en raison d'une infection à la légionellose. Elle se trouve toujours aux soins intensifs, dans un état stable.

Dans le contexte où la Direction de santé publique a commencé à alerter la population sur cette maladie depuis la fin juillet, M. Bilodeau ne comprend pas pourquoi le personnel d'Info-Santé n'a pas envoyé sa mère à l'hôpital dès qu'elle a appelé et parlé de ses symptômes. La femme dans la mi-cinquantaine avait joint Info-Santé à deux reprises, soit mercredi et jeudi de la semaine dernière, et jamais on ne lui a recommandé d'aller à l'hôpital. Elle habite en plein coeur du quartier Saint-Roch, dans la fameuse zone où on peut attraper la légionellose.

«On l'a pratiquement découragée d'y aller», précise M. Bilodeau, qui semblait toujours frustré de la situation. «On lui a dit qu'elle avait probablement l'influenza. Visiblement, les infirmières d'Info-Santé ne savaient pas quoi dire aux gens ces jours-là quand ils appelaient pour parler de leurs symptômes qui s'apparentaient à cette maladie.»

M. Bilodeau ne croit pas que les employés qui ont parlé à sa mère lui aient demandé où elle habite. Mais à la fin de chaque discussion téléphonique, on lui aurait demandé de donner son code postal.

«En tout cas, j'espère que la Santé publique va prendre les moyens pour que ça arrête de se propager, a ajouté M. Bilodeau. C'est assez inquiétant.»

Onze jours à l'hôpital

Le Soleil a d'ailleurs été en mesure de parler à un homme de 53 ans qui habite aussi dans Saint-Roch, Richard Lapointe, qui a passé 11 jours à l'hôpital récemment pour combattre la légionellose. C'est l'infirmier de la rue Gilles Kègle qui a envoyé M. Lapointe à l'hôpital, après l'avoir examiné le 5 août dernier. Les amis de M. Lapointe ont demandé à M. Kègle de venir les rejoindre, car ils étaient très inquiets.

M. Kègle se rappelle que l'homme était très malade ce jour-là. Il présentait une forte fièvre, une tension élevée, avait de la difficulté à garder son équilibre, éprouvait des problèmes de mémoire et avait des hallucinations.

«S'il n'avait pas été hospitalisé, il serait mort aujourd'hui», affirme M. Kègle.

La maladie a tellement frappé fort M. Lapointe qu'il ne se rappelle pas du tout ses sept premiers jours passés à l'hôpital. Comme plusieurs autres personnes qui ont été infectées, M. Lapointe, dont la santé n'est pas recouvrée, est toujours en rémission d'un lymphome.

«Je me souviens m'être réveillé, j'avais une couche et j'étais attaché à un lit.»

M. Lapointe affirme qu'un voisin de son immeuble de logements situé à l'angle des rues du Roi et de la Couronne a aussi été frappé par la légionellose, peu de temps avant lui.

Joint au téléphone, Michel Everell, 56 ans, a indiqué que les avis médicaux différaient sur son cas. À l'hôpital, où il est seulement demeuré une nuit, on lui aurait dit qu'il avait eu une pneumonie, alors que son médecin de famille serait convaincu que c'est la légionellose qui l'a touché. M. Everell dit avoir une excellente santé en général, alors que les personnes atteintes de la légionellose ont souvent une santé chancelante.

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