Légionellose: «très préoccupé», Labeaume interrompt ses vacances

Régis Labeaume a choisi d'interrompre ses  vacances... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Régis Labeaume a choisi d'interrompre ses vacances en raison de l'épidémie de légionellose. Le maire revient à Québec jeudi soir et il rencontrera la presse vendredi matin.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) «Très préoccupé» par l'épidémie de légionellose dans le centre-ville de la capitale, le maire Régis Labeaume a choisi d'interrompre ses vacances. Il rentre à Québec jeudi soir et il rencontrera la presse vendredi matin.

«Le maire a déjà fait ses valises et il revient à Québec parce qu'il est très préoccupé par ce dossier-là», a indiqué jeudi au Soleil Paul-Christian Nolin, l'attaché de presse du maire.

M. Labeaume rencontrera les journalistes vendredi vers 11h à l'hôtel de ville pour faire le point sur la situation.

Il plaidera pour l'instauration d'un règlement provincial obligeant les propriétaires d'édifices possédant des tours de refroidissement à inspecter, entretenir et nettoyer cet équipement fréquemment. «Ça ne peut pas être un règlement uniquement municipal, explique M. Nolin. Car la contamination peut venir de nos voisins. Il faut que tout le monde soit soumis aux mêmes règles.»

Une opinion qui a été soutenue aussi par le directeur régional de santé publique de la Capitale-Nationale, le Dr François Desbiens, et par la directrice générale adjointe à la sécurité publique à la Ville de Québec, Chantale Giguère. «Une réglementation est souhaitée, mais pour nous, elle doit venir de paliers gouvernementaux supérieurs. La raison est simple: avoir une réglementation pour une ville seulement quand les villes alentour ne l'ont pas, on ne règle pas entièrement le problème. Il doit y avoir une réglementation pour tous», a émis Mme Giguère lors d'un point de presse jeudi.

Un registre qui consigne la localisation de chacune des tours est nécessaire, plaident les deux professionnels. Mais aussi un encadrement qui obligerait les propriétaires à respecter une routine pour l'inspection et l'entretien des systèmes et qui permettrait à la Ville d'effectuer des inspections.

Si un tel registre avait existé, on n'aurait pas perdu de temps à identifier les tours du haut des airs et à envoyer des lettres à tous les propriétaires concernés. «Un registre aurait permis d'agir plus tôt, indique le Dr Desbiens. Il faudrait pour le futur que ce soit beaucoup plus facile pour les autorités de faire ce travail-là.» On aurait pu stopper la contamination après la première éclosion, dit-il et il est «probable» que cela aurait pu sauver des vies.

En ce moment, la Ville a peu de marge de manoeuvre pour agir, affirme pour sa part Paul-Christian Nolin. «Nous avons le droit d'intervenir dans des immeubles résidentiels. Mais dès que c'est commercial ou institutionnel, on n'a pas ce pouvoir-là. Il n'y a que la Santé publique qui peut intervenir.»

Dans le cas présent, les fonctionnaires de la Ville ont finalement pu intervenir. Mais il a fallu pour se faire obtenir le mandat de la santé publique, explique-t-il.

Lors de la dernière éclosion de la maladie du Légionnaire, dans le centre-ville de Québec au printemps et à l'été 1996, le rapport d'enquête épidémiologique du Centre de santé publique de Québec avait recommandé de «confier à un organisme gouvernemental la responsabilité d'émettre des normes sur la conception, le fonctionnement et l'entretien de tours de refroidissement, et d'assurer le respect et l'application de ces normes». Cette recommandation est depuis tombée dans l'oubli.

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