Les premiers répondants, une «partie de la solution», estime Yves Bolduc

«C'est une des façons d'améliorer l'accès. [...] Y'a... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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«C'est une des façons d'améliorer l'accès. [...] Y'a plusieurs endroits où c'est une solution qui a été prouvée qui est acceptable,» a dit le Yves Bolduc en marge d'une conférence de presse tenue jeudi matin.

Le Soleil, Steve Deschênes

 

Jean-François Néron et Valérie Gaudreau
Le Soleil

(Québec) Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, croit qu'un service de premiers répondants à Québec pourrait être une «partie de la solution» pour améliorer le temps de réponse auprès des personnes victimes d'un arrêt cardiaque.

«C'est une des façons d'améliorer l'accès. [...] Y'a plusieurs endroits où c'est une solution qui a été prouvée qui est acceptable.» C'est ce qu'a dit le ministre en marge d'une conférence de presse tenue jeudi matin. Il faisait ainsi écho à un article du Soleil dans lequel un ancien pompier affirmait qu'il était temps que la Ville de Québec forme ses pompiers comme premiers répondants. Évidemment, une telle décision serait analysée en collaboration avec le ministère de la Santé.

«Ce n'est pas toute la solution. Les premiers répondants ne remplacent pas les ambulanciers», a aussi précisé M. Bolduc. «On veut quand même améliorer le service au niveau des ambulances. Possiblement ajouter des ambulances aux endroits que c'est nécessaire.» D'ailleurs, la Coopération des techniciens ambulanciers du Québec attend une réponse à automne à la suite d'une demande d'ajout de quatre ambulances sur la Rive-Nord.

Réflexion

«Je pense qu'il faut faire une réflexion. [...] Ce qui est important, c'est de trouver la bonne formule pour chaque localité. Et on ne peut pas avoir la même formule à Montréal, centre-ville Québec et puis en région. Si vous restez dans un village et que ça prend 20 minutes pour que l'ambulance puisse venir à cause de la distance, faut être capable de répondre aux gens [...] quand on arrive dans des villes comme Québec faut trouver la formule qui convient le mieux.»

Le président de l'Association des médecins d'urgence du Québec, le Dr Bernard Mathieu, soutient que les services de premiers répondants ont un effet mesurable dans les régions qui s'en sont dotées. «C'est sûr que diminuer le temps de réponse augmente les chances de survie. Le but des premiers répondants est avant tout d'offrir une réponse plus rapide dans les cas d'arrêt cardiorespiratoire. Ils ne peuvent remplacer les ambulanciers», conclut-il.

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