Attente dans les urgences: un sommet inégalé, selon le PQ

Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a été pris à partie, hier, par la critique du Parti québécois en santé, Agnès Maltais, lors de l'étude des crédits budgétaires du ministère. Elle a affirmé que l'attente dans les urgences a atteint un sommet inégalé sous l'administration du ministre pourtant reconnu comme un spécialiste des urgences avant son entrée en politique.

Chiffres et tableau à l'appui, la députée de Taschereau a soutenu que la durée moyenne de séjour sur civière dans les urgences avait augmenté à la suite de l'arrivée de M. Bolduc à la tête du ministère. Par contre, elle a reconnu que cette moyenne avait diminué d'une demi-heure au cours des derniers mois.

«Quand le ministre de la Santé est content de voir ça baisser un petit peu d'une demi-heure, c'est parce qu'il a atteint un sommet inégalé au Québec dans l'histoire des ministres de la Santé. Un ministre de la Santé qui évoque sa propre turpitude, je trouve ça extraordinaire, mais il faut être un peu plus sérieux à l'Assemblée nationale du Québec. Faut pas raconter n'importe quoi», a-t-elle commenté avec une pointe d'ironie.

Mme Maltais a dénoncé le gouvernement libéral pour ne pas avoir respecté son engagement de réduire l'attente dans les urgences lorsqu'il a pris le pouvoir en 2003. «Après neuf ans de travail libéral, l'attente a augmenté d'une heure. Quand le Parti libéral a pris le pouvoir, l'attente était de 16,2 heures. Elle est de 17,1 heures sur une moyenne annuelle au 31 mars 2012», a-t-elle souligné.

La députée péquiste a cité un communiqué de presse du chef du Parti libéral de février 2003 dans lequel le Parti faisait de la santé sa priorité numéro un et affirmait qu'il allait combattre l'attente sous toutes ses formes en ouvrant les lits sur les étages des centres hospitaliers et en ajoutant des places dans les CHSLD.

Tout en ne contestant pas les données de l'opposition officielle, le ministre Bolduc a estimé que la situation dans les urgences s'est améliorée globalement depuis quelques années. Il a reconnu que les urgences à Montréal et dans les régions avoisinantes débordaient, mais que dans les autres régions, la situation ne lui paraissait pas problématique.

Il n'a pas mentionné l'urgence de l'Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec, ni celles des hôpitaux de l'Enfant-Jésus et du Saint-Sacrement, qui ont connu pourtant des taux d'occupation très élevés ces derniers mois.

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