Les hôpitaux de Québec appréhendent une pénurie de médicaments

De grands hôpitaux de Québec pourraient manquer de certains médicaments au... (Photothèque: La Presse)

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Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) De grands hôpitaux de Québec pourraient manquer de certains médicaments au cours des prochains jours à la suite de la décision de l'usine Sandoz de Boucherville de diminuer sa production en raison de travaux de modernisation.

«C'est très difficile. C'est problématique. On n'en manque pas encore, mais si ça continue, on envisage de diminuer les chirurgies. Nous n'avons pas reçu une livraison depuis jeudi dernier, alors qu'on en recevait à tous les jours avant», a décrit mercredi la porte-parole des hôpitaux de l'Enfant-Jésus et du Saint-Sacrement, Geneviève Dupuis.

Ces jours-ci, on puise dans les réserves de narcotiques, dont la morphine, pour soigner des patients. «Ce sont des médicaments pour contrôler la tension artérielle d'un patient en état de choc aux soins intensifs. Ce sont aussi des médicaments antidouleur qu'on utilise tous les jours», a-t-elle expliqué.

Pas toujours de plan B

«Les médicaments qui risquent d'être en rupture de stock n'ont pas de substituts. Il y a certains médicaments qu'on pourrait avoir des substituts, mais certains patients ne peuvent pas avoir le substitut à cause d'une allergie, d'une pathologie associée», a ajouté Mme Dupuis.

Au CHUQ, on évalue la situation qualifiée de «préoccupante et problématique» tous les jours. «On n'est pas en manque de produits. Chez nous, on fait un inventaire très rigoureux des stocks. On s'assure d'une utilisation judicieuse des produits qui pourraient être en rupture de stock», a indiqué la porte-parole du CHUQ, Pascale Saint-Pierre.

La possibilité d'un manque de médicaments dans les hôpitaux a rebondi, mercredi, à l'Assemblée nationale. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a été interpellé sur ce sujet par la critique en santé du Parti québécois, Agnès Maltais.

«C'est un sujet d'une grande importance parce qu'on ne veut pas que les patients manquent de soins, surtout du côté de la médication qui est utilisée en salle d'opération», a répondu le ministre.

Il s'en est remis aux pharmaciens, aux médecins pour avoir des solutions de rechange aux médicaments qui pourraient être manquants.

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