Découverte à l'Hôpital Laval: espoir de guérison d'une maladie mortelle

Micheline Richard avec les Dr Steeve Provencher et... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Micheline Richard avec les Dr Steeve Provencher et Sébastien Bonnet dans un des laboratoires du centre de recherche de l'Hôpital Laval.

Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Micheline Richard, qui souffre d'hypertension artérielle pulmonaire depuis sept ans, était remplie d'espoir mardi, lors de l'annonce par des chercheurs de l'Hôpital Laval - ou de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - de la découverte d'un nouveau traitement prometteur pour guérir sa maladie.

«Je veux être une des premières à tester le nouveau médicament. J'aimerais assez ça qu'on puisse avoir un nouveau traitement. Je veux guérir. Dans trois ans, ça va faire 10 ans que j'ai la maladie», a-t-elle dit, mardi, en marge de cette annonce.

Il s'agit d'une avancée majeure qui permettait de soigner - et peut-être même de guérir - des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes dans le monde d'une maladie à un stade sévère qui est mortelle après quelques années.

Lors du diagnostic de la maladie, on avait donné trois mois de survie à Mme Richard, qui est originaire de Havre-Saint-Pierre. La prise de médicaments lui a permis de stabiliser son état depuis quelques années.

«La maladie est arrivée tout d'un coup. On ne sait pas pourquoi. La médication m'a prolongée. Ç'a fait sept ans maintenant. Je prends des médicaments tous les jours, trois fois par jour, pour dilater les artères au niveau des poumons», a-t-elle répondu.

La maladie handicape grandement la femme de 44 ans, qui ne peut travailler. «Je ne suis pas capable de prendre une marche, de faire des activités. Avant, j'aimais ça aller dans le Vieux-Québec. On vient trop essoufflé. On marche et on est obligé d'arrêter pour aller chercher son air. C'est vraiment douloureux.»

Au Québec seulement, cette maladie afflige 40 000 personnes, dont 1000 sont des cas très sévères. Elle touche principalement des personnes entre 20 et 50 ans. «L'image classique, c'est la jeune femme dans la trentaine qui a cette maladie. Très souvent, on ne sait pas pourquoi ça survient. Il y a certaines maladies qui prédisposent au développement de l'hypertension artérielle pulmonaire, dont certaines formes d'arthrite», a affirmé le pneumologue Steeve Provencher.

Commercialisation à venir

«C'est une maladie excessivement grave. Il y a une quinzaine d'années, il n'y avait aucun médicament disponible. Les gens vivaient en moyenne deux ans. Maintenant, il y a de nouveaux traitements qui ont été développés», a-t-il ajouté.

Le principal symptôme est l'essoufflement au moindre effort. «Le coeur se fatigue. On commence à développer des enflures au niveau des jambes, des douleurs à la poitrine. Par la suite, il y a une perte de conscience et éventuellement le décès», a expliqué le médecin spécialiste.

Le nouveau médicament que l'on se propose de tester sur des humains dans une étude clinique qui pourrait débuter d'ici un an n'est pas encore commercialisé. Il est toutefois utilisé pour traiter des cancers du sein et de l'ovaire.

«On a testé des médicaments. Ils ont passé tous les tests de toxicité, de tolérance, d'efficacité dans nos laboratoires sur des modèles expérimentaux. On a démontré à notre grande stupeur que ces médicaments sont capables de soigner l'hypertension artérielle pulmonaire», a indiqué le Dr Sébastien Bonnet.

Il reste maintenant à conclure une entente avec une compagnie pharmaceutique pour lancer la dernière étude clinique.

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