La Coalition Poids dénonce les pressions des embouteilleurs

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La Coalition Poids milite en faveur de l'introduction d'une taxe sur les boissons gazeuses et énergisantes.

Photothèque La Presse

(Québec) La Coalition Poids dénonce les pressions exercées par l'Association des embouteilleurs de boissons gazeuses du Québec (AEBGQ) sur la ville d'Amqui, qui a adopté récemment un règlement pour bannir la vente de boissons énergisantes dans ses installations.

Le Soleil rapportait mercredi que l'AEBGQ avait écrit au maire d'Amqui, Gaëtan Ruest, pour protester contre l'utilisation, dans un journal local, d'une image des produits vendus par ses membres sur laquelle avait été apposé un X rouge. L'organisation mentionnait que «certains pourraient même y voir matière à recours».

Pour la coalition regroupant quelque 150 partenaires autour de la problématique de l'obésité, «il est totalement inadmissible que les fabricants de boissons énergisantes mettent l'emphase sur la possibilité de poursuite dans le but de convaincre la municipalité de revenir sur sa décision».

L'organisation, qui milite en faveur de l'introduction d'une taxe sur les boissons gazeuses et énergisantes, est d'ailleurs prête à soutenir une éventuelle mobilisation pour appuyer la Ville d'Amqui, a indiqué mercredi sa directrice générale, Suzie Pellerin.

Mme Pellerin a justement été jointe alors qu'elle participait aux Journées annuelles de santé publique, où étaient réunis des représentants des milieux de la santé, de l'éducation et du monde municipal. Nombre d'entre eux avaient lu l'article du Soleil et se disaient prêts à donner leur appui, par une lettre d'encouragement ou d'une autre façon, a-t-elle déclaré.

De nombreuses actions sont en cours dans différentes régions pour diminuer l'accès ou sensibiliser la population aux effets potentiellement néfastes des boissons énergisantes, qui sont avant tout des boissons sucrées, rappelle la directrice. «C'est clair qu'ils [les embouteilleurs] veulent intervenir ailleurs», avance-t-elle.

Nuances

De son côté, l'Association des embouteilleurs estime que l'obésité ne peut être attribuée à un aliment en particulier, puisqu'elle dépend avant tout d'un apport calorique supérieur à sa dépense. L'organisation fait elle aussi des représentations pour empêcher l'adoption d'une taxe supplémentaire sur les produits visés.

Mercredi, son représentant, Martin-Pierre Pelletier, a toutefois tenu à apporter des nuances au texte du Soleil. L'AEBGQ n'est pas «en guerre» contre Amqui, précise-t-il. D'ailleurs, dans sa lettre au maire, elle reconnaît «qu'il est de la responsabilité des villes de décider de ce qui peut et doit être vendu dans leurs propres établissements». Par contre, l'organisation estime que les villes ont le devoir de faire reposer ces décisions «sur des faits». Quant à la menace de poursuite, elle a trait à l'utilisation d'une image, et non à la décision elle-même, dit-il.

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