Consommation de sel: Ottawa pressé d'agir

La Fondation estime qu'au Canada, une diminution de...

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La Fondation estime qu'au Canada, une diminution de la consommation moyenne de sodium d'environ 1800 mg par jour préviendrait 23 500 événements liés aux maladies cardiovasculaires par année, une diminution de 13 %.

(Québec) La Fondation des maladies du coeur du Canada presse le gouvernement fédéral d'agir au plus vite pour inciter l'industrie à abaisser les quantités de sodium dans les aliments transformés. L'organisation craint que la publication récente d'études remettant en doute l'effet du sel sur les maladies cardiovasculaires ne vienne saper des années de sensibilisation de la population.

Il y a maintenant près d'un an et demi que le Groupe de travail sur le sodium a recommandé d'abaisser la cible de consommation quotidienne à 2300 mg par jour d'ici 2016, alors que les Canadiens en consomment présentement 3400 mg, l'équivalent d'environ une cuillerée à thé et demie. À plus long terme, les spécialistes de santé publique espèrent que les Canadiens se contenteront de l'«apport suffisant» pour la santé, qui est de 1500 mg par jour pour les 9 à 50 ans, et moins pour les plus jeunes et les plus vieux.

Selon le Dr Michel Joffres, porte-parole médical de la Fondation des maladies du coeur, plus le Canada tarde à adopter des recommandations claires, plus le problème de santé publique perdure. «C'est majeur, ce ne sont pas des petits chiffres», dit le médecin de Vancouver à propos de la réduction de la mortalité qui découlerait d'une baisse de consommation de sel.

La Fondation estime qu'au Canada, une diminution de la consommation moyenne de sodium d'environ 1800 mg par jour préviendrait 23 500 événements liés aux maladies cardiovasculaires par année - une diminution de 13 %. Les conséquences économiques sur les soins de santé seraient de 2,99 milliards $ par année.

Doute et confusion

Ces derniers mois, deux études sont venues remettre en doute les conséquences négatives du sel sur la santé. Selon le Dr Joffres, ces deux recherches, qui ont été rapidement critiquées par la communauté scientifique, souffrent de graves problèmes dans l'interprétation des données. Elles ont malheureusement eu pour effet de semer la confusion chez les Canadiens.

Il en appelle à une action rapide du gouvernement. «On sait que 80 % du sel que l'on consomme vient de l'industrie alimentaire. Si on ne s'y attaque pas, on n'y arrivera pas avec les efforts individuels.»

Pour l'instant, il n'est pas question de contraindre les transformateurs alimentaires, même si le gouvernement l'a fait pour d'autres problématiques comme celle des gras trans. Le Dr Joffres estime quant à lui qu'une certaine coercition serait bénéfique. Tant mieux si le Canada arrive à des résultats avec des mesures volontaires, mais une action plus musclée aiderait certainement davantage, dit-il.

La Fondation des maladies du coeur souhaite que les politiciens canadiens mettent rapidement l'objectif de réduction du sodium à leur ordre du jour. Selon l'organisation, les pays qui ont déjà agi en ce sens commencent à en voir les bénéfices.

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