Hôpital de Baie-St-Paul: aucun patient ne déménagera

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Le ministre Yves Bolduc en compagnie de la présidente du conseil d'administration du Centre de santé et de services sociaux de Charlevoix, Diane Mailloux-Truchon

Collaboration spéciale Sylvain Desmeules

Sylvain Desmeules, collaboration spéciale
Le Soleil

(Baie-Saint-Paul) Les patients et le personnel n'auront pas à déménager pendant la construction du nouvel hôpital de Baie-Saint-Paul, lequel devrait être terminé d'ici la fin de 2015. Le ministre Yves Bolduc en a fait l'annonce jeudi, dans Charlevoix.

En un an, on est passé d'une situation d'affolement avec comme ordre d'évacuer l'hôpital d'ici 12 mois à un répit de quatre ans. Le ministre affirme qu'il n'a jamais cédé à la panique.

«La première étude démontre qu'il y a un risque important ici à l'hôpital de Baie-Saint-Paul. La deuxième étude nous dit que temporairement, on peut rester à l'intérieur à condition d'apporter certaines modifications, mais il faut quand même procéder rapidement à la construction d'un nouvel hôpital... Si on n'avait pas procédé comme ça, qu'est-ce que vous nous reprocheriez? D'avoir manqué de rapidité dans ce dossier», a-t-il dit.

Seules conditions à ce maintien des services cliniques : la démolition de la cheminée et la mise en place d'un plan d'évacuation assujetti d'exercices annuels.

Quatre ans pour construire un nouvel hôpital, c'est définitivement rapide. «C'est un record, il n'y en aura pas eu au Québec qui se seront construit en quatre ans», reconnaît M. Bolduc.

Ce dernier a aussi permis qu'on trouve un terrain pour la construction d'un autre hôpital neuf, celui-là à La Malbaie. Les deux chantiers, menés successivement, coûteront entre 160 et 200 millions $.

L'équipe médicale satisfaite

«On ne peut pas faire autrement que d'être content», disait le porte-parole de la coalition citoyenne, Gilles Bouchard. Le maintien des services, la non-relocalisation et la construction avant la démolition étaient les trois demandes.

«On est conforté», de lancer le maire de Baie-Saint-Paul, Jean Fortin, alors que la députée de Charlevoix, Pauline Marois, juge «la solution idéale».

«Comme groupe de médecins, on ne voulait pas être relocalisé», s'est exprimé la Dre Chantal Simard. Alors que la présidente du conseil d'administration du Centre de santé et de services sociaux de Charlevoix, Diane Mailloux-Truchon, félicitait le ministre pour «son écoute, sa persévérance, sa connaissance fine et son respect de la région».

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