Morneau pas obsédé par l'atteinte du «déficit zéro»

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Bill Morneau a attribué la bonne tenue de l'économie canadienne à cette stratégie d'investir massivement malgré les lourds déficits.

La Presse canadienne, Andrew Vaughan

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne
Ottawa

Le ministre fédéral des Finances n'a pas l'intention de présenter à court terme un échéancier pour l'atteinte éventuelle de l'équilibre budgétaire, même si l'économie canadienne se porte bien.

Bill Morneau a même attribué la bonne tenue de l'économie canadienne à cette stratégie d'investir massivement malgré les lourds déficits, ce qui a permis selon lui de réduire le fardeau fiscal de la classe moyenne et de hausser les prestations pour enfants, et donc d'augmenter le revenu disponible.

Le Canada accumule depuis des mois d'impressionnants indicateurs économiques. Une récente analyse concluait notamment que le pays avait connu une croissance économique de 4,5 % au deuxième trimestre de l'année.

Le ministre Morneau, qui était présent mardi à Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador, pour la réunion présessionnelle du conseil des ministres, a rappelé que la stratégie des infrastructures, étalée sur 10 ans, avait justement été élaborée pour soutenir l'économie à long terme. Le gouvernement, a-t-il assuré, est déterminé à aller de l'avant avec son projet d'investir plus de 180 milliards $ dans les travaux d'infrastructure au cours des onze prochaines années - au prix de déficits budgétaires annuels pendant au moins cinq ans.

Cette stratégie est contestée par l'opposition conservatrice, mais aussi par certains économistes, qui souhaiteraient qu'Ottawa réduise l'incertitude en dévoilant au moins un échéancier pour un retour éventuel à l'équilibre budgétaire. Plus récemment encore, des experts ont même suggéré à Ottawa de reporter quelque peu des projets d'infrastructure à court terme, afin d'éviter tout risque de surchauffe d'une économie qui bouillonne déjà.

Ratio dette-PIB

Dans son budget du printemps dernier, le ministre Morneau prévoyait un déficit de 28,5 milliards $ pour 2017-2018, y compris un ajustement comptable de 3,0 milliards $ pour les risques éventuels. Mais des experts de l'Institut des finances publiques et de la démocratie, à l'Université d'Ottawa, prédisaient plus tôt cette semaine que grâce à la croissance économique, le gouvernement pourrait améliorer ce bilan d'environ 6,5 milliards $.

L'institut, présidé par l'ancien directeur parlementaire du budget Kevin Page, croit par ailleurs que des mesures comme la hausse des prestations pour enfants et les investissements rapides dans les infrastructures ont contribué à la meilleure performance de l'économie canadienne cette année.

M. Morneau a précisé mardi que pour assurer la santé du gouvernement, il adhère toujours au concept de «ratio de la dette au produit intérieur brut». Le gouvernement libéral a ainsi promis de réduire ce ratio au cours du mandat actuel de quatre ans, et de conserver cette cible budgétaire plutôt que de viser à tout prix le déficit zéro. M. Morneau a soutenu mardi que son gouvernement espère même faire mieux que prévu au chapitre du ratio dette-PIB.

Dans leur plateforme électorale en 2015, les libéraux avaient promis des déficits annuels qui ne dépasseraient pas 10 milliards $ pendant les deux premières années de leur mandat, et le retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2019-2020. Quelques mois après leur élection, ils ont toutefois abandonné ces promesses, prétextant une économie moins bonne que prévu.




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