Exclusif

Pas de pot avant 21 ans, dit la CAQ

En plus de vouloir que l'âge légal pour... (123RF/Peter Ksinan)

Agrandir

En plus de vouloir que l'âge légal pour acheter du cannabis soit fixé à 21 ans, le parti de François Legault demande que sa distribution et sa vente soient confiées à un réseau public.

123RF/Peter Ksinan

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La Coalition avenir Québec (CAQ) adopte la ligne dure sur la légalisation du cannabis. Pour elle, il n'est pas question de permettre son achat avant l'âge de 21 ans sur le territoire québécois.

En plus de vouloir que l'âge légal pour acheter du cannabis soit fixé à 21 ans, le parti de François Legault demande que sa distribution et sa vente soient confiées à un réseau public.

Et ce réseau public doit être placé sous la responsabilité de la Société des alcools du Québec, dit-elle, car elle possède l'expertise «pour assurer la distribution et la vente au détail d'un produit devant être consommé avec modération». C'est ce qu'on peut lire dans un document interne du parti.

Mais attention : pour la CAQ, le cannabis ne doit pas être vendu dans les succursales de la SAQ à proprement parler. Offrir de l'alcool et du cannabis dans un même lieu pourrait laisser entendre «que la consommation simultanée» de l'un et de l'autre «est tolérée ou encouragée».

Le cannabis dit récréatif devra donc être offert dans des établissements distincts, arborant une autre enseigne que celle de la SAQ.

L'achat de cannabis en ligne auprès de marchands autorisés à en vendre dans d'autres provinces devra par ailleurs être interdit au Québec, selon la CAQ. Elle veut éviter que des produits ne respectant pas le cadre réglementaire québécois se retrouvent dans la province. Elle croit que l'achat en ligne de marijuana doit aussi être interdit sur le territoire québécois.

Ces mesures font partie d'un plan avalisé à huis clos par les députés caquistes et François Legault lors d'un caucus qui s'est tenu à la fin août à Shawinigan. Le plan complet devrait être présenté publiquement mercredi. Le dossier est sous la responsabilité du député Simon Jolin-Barrette et de sa collègue Lise Lavallée.

En le présentant cette semaine, le parti de M. Legault prendra très certainement de vitesse le gouvernement Couillard. Celui-ci n'a pas encore fait connaître sa position.

La ministre Lucie Charlebois, déléguée à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, n'a toujours pas levé le voile sur ses intentions - ni quant à l'âge, ni en ce qui concerne les lieux de vente -, bien que le temps presse, puisque la légalisation du cannabis interviendra en juillet prochain, selon le calendrier fixé par Ottawa dans son projet de loi.

Mme Charlebois terminera sa tournée de consultation mardi à Gatineau. Elle présentera une «loi-cadre» plus tard cet automne.

La semaine dernière, le gouvernement ontarien a fait savoir qu'il fixera à 19 ans l'âge minimal pour consommer, acheter et posséder du cannabis récréatif en Ontario. Jusqu'à 150 points de vente supervisés par la LCBO, la régie des alcools de l'Ontario, pourraient apparaître - supervisés par elle, mais distincts d'elle.

Heures restreintes

Déposé en avril, le projet de loi du gouvernement canadien prévoit que les jeunes d'au moins 18 ans pourront se procurer de la marijuana, mais il permet aux provinces de hausser ce seuil. La CAQ sera «plus sévère en précisant justement que la vente aux Québécois âgés de 18 à 21 ans sera illégale», lit-on dans son document.

La Coalition avenir Québec privilégie le public au privé, car elle le juge plus «efficace et plus sécuritaire» pour encadrer la vente de marijuana et «contribuer à enrayer le crime organisé».

Dans le but de ne pas «trop encourager la consommation», elle précise que le nombre de points de vente devrait être limité, tout comme les heures d'ouverture. Ces lieux de vente devraient être ouverts de 10h à 18h du lundi au vendredi, de 10h à 17h le samedi et fermés le dimanche.

La CAQ estime que la législation québécoise en matière de zonage (notamment la loi sur l'aménagement et l'urbanisme) devra être modifiée pour faire en sorte que ces points de vente ne soient pas situés près des écoles, non plus que des lieux publics fréquentés par des enfants et des adolescents.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer