Exclusif

Défections dans Louis-Hébert: «on écope tous là-dedans», dit Labeaume

«À chaque fois qu'il arrive quelque chose, peu... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

«À chaque fois qu'il arrive quelque chose, peu importe le niveau, on écope, tout le monde écope. [...] Ce n'est rien pour amoindrir le cynisme et apaiser la population», a dit jeudi Régis Labeaume.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les mélodrames - comme celui joué par les ex-candidats du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Louis-Hébert - alimentent le cynisme populaire au point qu'il est de plus en plus difficile d'attirer des candidats d'envergure en politique, sauf des sans-emploi, selon le maire de Québec Régis Labeaume.

«C'est toute la classe politique qui écope de ça. À chaque fois qu'il arrive quelque chose, peu importe le niveau, on écope, tout le monde écope. [...] Ce n'est rien pour amoindrir le cynisme et apaiser la population», a balancé l'élu en mêlée de presse jeudi.

«On espère toujours [que les électeurs] nous voient différemment, mais il ne faut pas se leurrer, on écope tous là-dedans.»

M. Labeaume dresse un lien de causalité direct entre ce cynisme et la difficulté qu'il perçoit à convaincre des recrues de faire le saut dans les ligues majeures. Il évalue même que la politique est devenue le refuge des sans-travail. «Faites le tour des candidats et des candidates, même au municipal. Regardez ceux et celles qui n'ont pas d'emploi, le nombre de candidats qui se présentent pour se trouver une job. [...] Vous allez voir, c'est symptomatique. [...] Ça nous décrit bien ce qui est la difficulté d'amener des gens en politique.»

Équipe Labeaume s'en tirerait toutefois : «Chez nous, tout le monde a un emploi. Je les fais sortir de leur emploi.»

Pas trop sévère

Le maire qui fera face aux urnes en novembre ne juge toutefois pas que la population est trop sévère envers les candidats. Surtout en matière de harcèlement. «On ne peut pas être moins sévère avec tous les cas de harcèlement. Le harcèlement, ça doit être condamné totalement. Même si c'est dans le passé et qu'on ne pensait pas mal faire, ça doit être condamné. On ne peut pas accepter le harcèlement. Et il faut que les femmes dénoncent.»

Il souligne cependant que la joute médiatique est rude et qu'il faut montrer patte blanche sans quoi la chute risque d'être brutale. «C'est sûr qu'avec la multiplication des médias, avec la compétition entre vous, c'est normal que tout le monde cherche la partie la plus crunchy. Ça veut dire que quand tu vas en politique, soit très prudent, essaie de tout revoir ton passé.»

Lui même admet avoir payé pour un candidat aux antécédents critiqués. «Nous on essaie de fouiller le plus possible dans le passé de nos candidats et candidates. Et ça nous est arrivé nous autres que nos candidats nous ont caché des choses. Quelques fois délibérément, mais autrement pensé que ce n'était pas... Quand tu n'es pas en politique, tu ne sais pas toujours ce qui est important ou ce qui ne l'est pas. [...] Aujourd'hui, sur la probité et l'intégrité, il n'y a pas de quartier.»

***

Shoiry écarte la possibilité de se présenter

Paul Shoiry, qui a annoncé mardi qu'il quittait... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

Agrandir

Paul Shoiry, qui a annoncé mardi qu'il quittait la politique municipale, a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de se présenter à l'élection partielle du 2 octobre dans Louis-Hébert.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Le conseiller municipal Paul Shoiry ferme la porte à l'idée de se présenter dans Louis-Hébert pour l'élection partielle du 2 octobre. Il assure ne pas avoir été approché par l'un ou l'autre des partis à découvert depuis mercredi et qu'il terminera son mandat à la ville. 

«Non pas du tout», a indiqué le principal interessé en courte entrevue au Soleil qui le questionnait sur sa potentielle candidature pour le Parti libéral du Québec (PLQ) ou encore la Coalition avenir Québec (CAQ) dont les candidats ont quitté dans la tourmente mercredi. 

«Je suis en train de finir mon mandat et je m'en vais justement à l'hôtel de ville», a-t-il indiqué. Il a néanmoins réitéré qu'il n'excluait pas se présenter pour l'élection générale de 2018. «2018 c'est une autre affaire, on verra», a-t-il laissé tomber. Paul Shoiry s'est par ailleurs dit très surpris de savoir que son nom circulait comme possible remplaçant de Sam Hamad dans Louis-Hébert. 

«Vous me prenez au dépourvu ce matin», a indiqué l'ancien maire de Sillery en courte entrevue au Soleil. Mardi, il annonçait qu'il tirait sa révérence de la politique municipale.




À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer