Les hostilités lancées dans Louis-Hébert en vue du scrutin du 2 octobre

Le déclenchement officiel de l'élection partielle dans Louis-Hébert... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le déclenchement officiel de l'élection partielle dans Louis-Hébert n'était pas annoncé que déjà mercredi matin, on pouvait voir des pancartes électorales du candidat libéral, Éric Tétrault, dans les rues de la circonscription.

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(Québec) Libéraux et caquistes n'ont pas attendu le déclenchement officiel de l'élection partielle dans Louis-Hébert prévu le 2 octobre pour se crêper le chignon mercredi.

Les premières pancartes électorales du candidat libéral dans la circonscription, Éric Tétrault, ont été aperçues au petit matin signe que l'annonce du scrutin était imminente. Celle-ci est tombée à l'heure du dîner, mais déjà, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaëtan Barette, avait mis la table. 

En matinée, il a utilisé l'exemple de la capitale pour contredire le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui considère que l'économie du Québec bat de l'aile.

«L'économie va bien à Québec. Il y a probablement une seule personne qui ne s'en est pas rendu compte encore et c'est évidemment François Legault de la CAQ. Lui, il considère que ça va mal à Québec», a lancé le Dr Barrette lors d'une conférence de presse pour annoncer la vente à la Ville de Québec de l'îlot Charlevoix. 

En fait, M. Legault a critiqué le bilan libéral en matière d'économie - et de santé - pour l'ensemble de la province et réclamé notamment des baisses d'impôt. Qu'importe, le libéral ne s'est pas fait prier pour récidiver lors de la période de questions des journalistes. Pour lui, la CAQ, «c'est un parti de bougonneux». «Ils ont passé deux jours en caucus à essayer de trouver quelque chose de négatif. (...) Moi je pense que l'économie à Québec va bien. Je suis content de participer avec le M. le maire à l'essor économique du Vieux-Québec.»

Son collègue François Blais a pour sa part souhaité une campagne «victorieuse» pour le porte-bannière libéral, Éric Tétrault, dont il vanté les compétences en matière économique. «Il va falloir travailler fort. On sait que c'est une partielle. C'est pas pareil, il y a toujours un effort supplémentaire qu'on doit faire» en tant que «gouvernement au pouvoir», a fait valoir le ministre responsable de la Capitale-Nationale. Le gain de Chauveau, dans les mêmes conditions en 2015, lui inspire confiance.

Annonce trop tardive, reproche la CAQ

Plus tard en matinée, le clan adversaire était également optimiste lors du dévoilement de la candidate caquiste dans Charlesbourg pour l'élection générale de 2018, soit la directrice des communications et porte-parole du Bureau du coroner, Geneviève Guilbault. La femme de 34 ans, qui a été membre du parti de Philippe Couillard jusqu'en 2016, a dit lui avoir tourné le dos après les diverses révélations à la commission Charbonneau, les hausses de tarifs et «le refus de régler la question identitaire». 

Présent à l'événement, Normand Sauvageau, qui tente sa chance pour remplacer Sam Hamad dans Louis-Hébert, se disait confiant de lui succéder. «C'est sûr qu'on sent qu'on a un bon vent dans le dos. Les gens me font des thumbs up», a témoigné le caquiste faisant allusion aux récents sondages plaçant sa formation politique non loin derrière le PLQ dans les intentions de vote des Québécois. 

Le chef, François Legault, a profité de l'occasion pour reprocher au gouvernement de Philippe Couillard d'avoir tardé à déclencher la partielle. «Je pense que c'est un manque de respect pour les électeurs. C'est comme si le gouvernement voulait faire exprès pour les mélanger», a-t-il lancé en référence aux élections municipales qui auront également été lancées. 

Le Parti québécois présente quant à lui Normand Beauregard, Québec solidaire Guillaume Boivin tandis qu'Option nationale mise sur Martin Saint-Louis.

Le NPD-Québec plonge dans l'élection partielle

Le Nouveau Parti démocratique du Québec (NPD-Québec) plonge pour la première fois de sa jeune histoire dans la piscine électorale et présente un candidat dans la circonscription de Louis-Hébert. Il s'agit du président de la formation et ex-député fédéral, Denis Blanchette.

De l'aveu de ce dernier, les moyens déployés pour ce premier test électoral seront modestes. «Mais nous avons jugé que la partielle était un bon moment pour nous faire connaître», explique M. Blanchette qui dit ne pas avoir d'attentes précises quant au résultat qu'il pourrait obtenir. 

Inscrit auprès du Directeur général des élections depuis 2014, le NPD-Québec n'a pour l'instant ni plateforme politique ni chef. La course à cet effet sera lancée le 1er septembre. Celui qui a représenté la circonscription fédérale de Louis-Hébert de 2011 à 2015 souligne que la formation présente une alternative sociale-démocrate pour les électeurs «mais qui n'est pas un calque de celle du fédéral». 

M. Blanchette est persuadé que les Québécois ont un appétit pour les idées véhiculées par le NPD puisqu'au scrutin de 2015, il rappelle qu'un million d'entre eux ont voté pour que le parti de Thomas Mulcair forme le prochain gouvernement. Annie Mathieu




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