Le français encore menacé, juge le Bloc québécois

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Martine Ouellet estime qu'il faut renforcer la loi 101 afin de protéger davantage la langue française.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Montréal

La loi 101 a changé le portrait du Québec, mais le français est toujours menacé, juge la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, dont le parti a lancé une tournée de consultations sur la langue française, la veille du jour où cette loi clé fête ses 40 ans.

Elle estime que la loi 101, adoptée le 26 août 1977, doit être renforcée pour assurer la pérennité du français comme «langue commune et langue officielle au Québec».

La veille, à Montréal, la formation politique fédérale a tenu sa première journée de consultations et de conférences.

La chef du parti y a souligné que la Cour suprême du Canada a invalidé de grands pans de la loi au cours des années, ce qui a notamment fait en sorte que le français et l'anglais sont désormais sur un pied d'égalité pour la législation et la justice, fait-elle valoir.

La Charte de la langue française se retrouve avec beaucoup de trous aujourd'hui, constate Mme Ouellet, qui souhaite que toutes les dispositions originales de la la pièce législative y soient réintégrées.

Message à envoyer

Lors de la tournée, citoyens et partis politiques seront consultés, ainsi que divers organismes de protection du français et des syndicats qui feront un bilan de santé de l'usage de la langue de Molière au travail.

«La loi 101, ça a changé le portrait du Québec», a lancé Mme Ouellet dans son allocution d'ouverture vendredi. Elle souligne notamment le droit de travailler en français, ce qui n'était pas le cas pour tous à une certaine époque.

Elle veut toutefois certains changements, dont l'application de la Charte de la langue française à toutes les entreprises qui relèvent du Code canadien du travail et à celles comptant 25 employés et plus, a-t-elle expliqué.

Selon elle, le message à envoyer aux Québécois et aux Canadiens est qu'il y a une seule langue officielle au Québec : le français.

Les consultations donneront lieu à un rapport et à des recommandations. Mais elles seront aussi l'occasion de mobiliser les citoyens, dit M. Beaulieu, député bloquiste et porte-parole du parti en matière de langues officielles.

Celui-ci note une tendance au Québec qu'il voudrait voir disparaître: les francophones qui se tournent vers l'anglais comme langue commune dès qu'un anglophone est présent.

***

Les dates des prochaines consultations du Bloc québécois

  • 27 septembre : Gatineau
  • 11 octobre : Québec
  • 12 octobre : Rimouski
  • 14 novembre : Montréal
  • 15 novembre : Saint-Jérôme
  • 16 novembre : Saguenay-Lac-St-Jean




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