Le camp de réfugiés a diminué de moitié

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Le camp d'une capacité de 1200 personnes ne comptait donc qu'environ 600 habitants temporaires lundi, a indiqué un porte-parole de l'Agence des services frontaliers du Canada.

La Presse canadienne, Paul Chiasson

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Saint-Bernard-de-Lacolle

 La population du camp de demandeurs d'asile installé à Saint-Bernard-de-Lacolle, au Québec, a diminué environ de moitié par rapport à la semaine dernière : ils sont moins nombreux à avoir traversé irrégulièrement la frontière et la cadence du traitement des dossiers augmente, ont indiqué les autorités canadiennes, lundi.

Le ministre fédéral de l'Immigration, Ahmed Hussen, et le ministre de la Sécurité publique du Canada, Ralph Goodale, ont fait le point sur la situation à la frontière, en face du camp de tentes de l'armée où se trouvent les demandeurs de statut de réfugié, en compagnie de la députée fédérale de Châteauguay-Lacolle, Brenda Shanahan.

Le nombre de personnes interceptées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à la frontière a diminué au cours des trois derniers jours, a indiqué le ministre Goodale.

On parle d'environ 140 entrées par jour en moyenne, alors qu'il s'agissait plutôt de 250 quotidiennement la semaine dernière, a précisé M. Hussen.

Le camp d'une capacité de 1200 personnes ne comptait donc qu'environ 600 résidants temporaires lundi, a indiqué un porte-parole de l'Agence des services frontaliers du Canada.

«Le nombre de personnes dont le cas est traité et qui quittent [le camp] est plus grand que le nombre de personnes qui arrivent. C'est une amélioration», a indiqué M. Goodale en point de presse.

Mais il croit qu'il est trop tôt pour parler de tendance.

Il a tenu à rassurer la population sur le fait que toutes les lois sont respectées. «Il n'y aura pas de compromis sur la sécurité. Et pas de compromis sur nos obligations internationales.» La Convention de Genève relative au statut des réfugiés, dont le Canada est signataire, prévoit la protection des réfugiés.

Les deux ministres ont tenté de remettre les pendules à l'heure en répétant que de traverser la frontière de façon irrégulière n'est pas un passe-droit pour le Canada.

«Dissiper les mythes»

M. Hussen a dit multiplier les efforts, notamment à travers les consulats et l'ambassade canadienne aux États-Unis, pour que les gens soient bien informés avant de tenter de franchir la frontière pour arriver au Canada.

«Il faut dissiper les mythes, a dit le ministre Hussen. Une entrée irrégulière ne donne pas d'avantages.»

Et fouler le sol canadien ne garantit pas de pouvoir y rester, même si le Canada est un pays accueillant, répètent les autorités.

Les ministres ont dû se défendre d'avoir trop attendu avant de passer à l'action pour faire comprendre les règles canadiennes. Plus de 8000 personnes sont entrées au Canada de façon irrégulière, hors des postes frontaliers, depuis le début du mois de juin, selon des chiffres dévoilés par la GRC jeudi dernier. Et d'autres avaient traversé en plein hiver, bien avant la période estivale.

«Nous ne sommes pas en retard», a soutenu M. Hussen. Il a précisé que le député libéral fédéral Emmanuel Dubourg, d'origine haïtienne, se rendrait à Miami plus tard cette semaine pour aider à faire passer le message, notamment en accordant des entrevues à des médias locaux.

Parmi les gens se trouvant au camp de Saint-Bernard-de-Lacolle, il y a de nombreux Haïtiens arrivés aux États-Unis avec un statut de protection spécial - accordé après le terrible tremblement de terre de 2010 - qui risque d'arriver à échéance sous peu. Ils craignent d'être renvoyés en Haïti et tentent ainsi leur chance au Canada.

Mais si les demandeurs d'asile ne réussissent pas à démontrer que leur vie est en danger ou qu'ils seraient persécutés à leur retour au pays, des mesures de déportation seront entreprises, a souligné M. Goodale.

Ni simple,  ni facile

Interrogé à ce sujet lundi, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a indiqué que la situation actuelle à la frontière sud du Québec n'est pas de l'immigration illégale.

«Lorsque l'on dit que la frontière canadienne est une passoire, c'est faux» a-t-il ajouté, inquiet de certaines fausses informations qui circulent. Il a tenu à rappeler que l'accueil des réfugiés doit se faire dans les règles, car le Canada est signataire de la Convention de Genève. Le processus de demande d'asile n'est pas simple ni facile, a-t-il soutenu, et il n'y a aucune garantie qu'ils vont pouvoir rester au pays.

«C'est notre devoir. Ce n'est pas comme s'il y avait une option», a insisté le premier ministre.




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