Prise deux pour trouver un commissaire aux langues officielles

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Madeleine Meilleur a été forcée de retirer sa candidature plus tôt cet été.

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La Presse Canadienne
Ottawa

Après avoir échoué au premier essai, le gouvernement libéral à Ottawa réenclenche le processus de nomination au poste de commissaire aux langues officielles.

Le poste a été affiché vendredi midi sur un site internet gouvernemental.

Dans un document détaillant le processus de sélection, on précise que toutes les candidatures présentées la première fois ont été conservées et seront réexaminées, à moins que les aspirants ne décident de la retirer.

On prévoit que «des consultations ont lieu avec les chefs et les porte-paroles en matière de langues officielles de tous les partis reconnus dans les deux chambres du Parlement pour les informer au sujet du candidat proposé aux fins de la nomination et pour solliciter leur avis».

Les libéraux s'étaient fait reprocher d'avoir échoué à consulter adéquatement l'opposition lors de la nomination de Madeleine Meilleur, qui a finalement avorté. Les conservateurs et les néo-démocrates disaient avoir été placés devant le fait accompli.

Le gouvernement a défendu jusqu'au bout la désignation de la libérale de longue date, qui était «la plus qualifiée» pour le poste et a toujours soutenu que le choix découlait d'un processus «ouvert et fondé sur le mérite».

Et «c'est que nous continuons de faire» en apportant quelques modifications au processus de sélection, a déclaré vendredi Pierre-Olivier Herbert, l'attaché de presse de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

En entrevue téléphonique, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a plaidé que le processus n'avait été «ni revu, ni corrigé», et qu'il peut encore facilement mener à des nominations «bancales».

Les libéraux espèrent certainement cette fois réussir leur coup, eux qui sont sortis amochés de la première tentative de remplacer Graham Fraser.

La nomination à ce poste de l'ancienne ministre à Queen's Park et donatrice libérale Madeleine Meilleur avait provoqué un tollé dans les banquettes de l'opposition.

Tant à la Chambre des communes qu'en comité, les députés avaient critiqué le caractère partisan de la désignation ainsi que le processus ayant mené à ce choix.

Le scepticisme des élus s'était propagé jusqu'à la chambre haute, et face à la perspective d'un humiliant blocage sénatorial, Mme Meilleur avait préféré retirer ses billes.

Plusieurs candidats au poste - certains publiquement et d'autres sous le couvert de l'anonymat - avaient dénoncé le processus de nomination.

La ministre Joly avait précisé en mai dernier que 72 personnes avaient postulé.

En vertu de la Loi sur les langues officielles, la nomination du commissaire aux langues officielles doit être approuvée par la Chambre des communes et par le Sénat.

Le poste, dont le mandat est d'une durée de sept ans, vient avec un salaire de 314 100 $. Il est présentement occupé sur une base intérimaire par Ghislaine Saikaley.

Les personnes intéressées par l'emploi doivent s'inscrire et présenter leur candidature en ligne. L'examen des demandes débutera le 12 septembre 2017.




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