Accusation rejetée contre Julie Payette: Trudeau refuse de dire ce qu'il savait

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Le premier ministre Justin Trudeau et Julie Payette, lors de l'annonce de sa nomination comme gouverneure générale.

La Presse canadienne, Fred Chartrand

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Jordan Press
La Presse Canadienne
Ottawa

Le premier ministre Justin Trudeau refuse de dire ce qu'il savait - et à quel moment il en a eu connaissance - concernant une accusation rejetée il y a environ six ans dont faisait l'objet la future gouverneure générale Julie Payette.

Julie Payette a parlé de cet événement comme d'une allégation «non fondée» pour laquelle elle avait été «immédiatement blanchie» sans procès aux États-Unis.

L'accusation de voie de fait au deuxième degré n'apparaît pas dans les documents de cour au Maryland, mais peut être repérée par l'entremise de sites d'antécédents judiciaires américains qui fournissent le chef d'accusation, la date, le numéro de dossier, le lieu et les motifs du rejet. Aucun autre détail ne s'y trouve sur les circonstances ayant mené au dépôt d'une accusation.

Mme Payette habitait à cette époque avec son mari William «Billie» Flynn, un pilote de l'Aviation royale canadienne à la retraite. Mme Payette et M. Flynn auraient conclu en juin dernier de longues procédures de divorce.

Cette accusation, dont a d'abord fait état le site de nouvelles politiques iPolitics, a soulevé des questions quant à savoir si M. Trudeau était au fait de l'information potentiellement embarrassante durant le processus de sélection qui s'est déroulé derrière des portes closes dans le bureau du premier ministre.

Pas de commentaire

Questionné sur l'accusation rejetée à l'endroit de Mme Payette, M. Trudeau a dit à deux reprises, mercredi, qu'il n'avait pas de commentaire à faire, sauf pour dire qu'elle serait une gouverneure générale «extraordinaire».

Le premier ministre a affirmé que le gouvernement réalisait une vérification en profondeur des antécédents avant toute désignation à un poste de haut rang comme celui de gouverneure générale. M. Trudeau n'a pas voulu dire s'il avait été mis au courant avant la désignation de Mme Payette.

«Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus, mais je peux assurer qu'avant toute nomination à un poste comme celui-ci, il y a des analyses et des recherches profondes qui sont faites sur le passé de toute personne. Je peux vous dire que je sais que Mme Payette va être une gouverneure générale extraordinaire. Les Canadiens sont fiers de l'avoir pour les représenter. Je sais que ce sera quelqu'un qui va porter nos valeurs, qui va démontrer notre ouverture vers la science et vers l'avenir, et inspirer des générations de Canadiens de se pousser pour être meilleurs», a affirmé le premier ministre, lors d'un événement à Québec.

Les candidats aux nominations politiques sont généralement soumis à un large processus de vérification, qui concerne notamment des détails qui pourraient s'avérer dommageables pour le candidat et le gouvernement s'ils sont rendus publics. Le candidat est aussi habituellement appelé à divulguer volontairement toute information potentiellement embarrassante de leur vie privée avant la finalisation d'une nomination.

Dépendant de la gravité de ce qui est découvert, la nomination peut être abandonnée.

La décision ultime revient généralement au premier ministre, qui peut choisir de faire fi de certains événements passés en raison du caractère exemplaire de la candidature, ou de passer l'éponge après avoir entendu des explications raisonnables.

«Habituellement, les vérifications et les entrevues font ressortir une situation comme celle-là», a souligné Penny Collenette, qui fut directrice des nominations pendant quatre ans pour Jean Chrétien et qui est actuellement professeure adjointe en droit à l'Université d'Ottawa.

«Évidemment, cette situation est personnellement préoccupante, tant pour Julie Payette que pour le premier ministre. Nous n'avons pas le contexte ou tous les faits, mais il est bon de se rappeler que les nommés le sont [aussi] pour une dimension humaine, distincte des compétences et des accomplissements. Nous ne devrions pas être surpris lorsque cette dimension humaine est mise en lumière», a fait valoir Mme Collenette.

Une recherche par internet sur les antécédents montre que Julie Payette avait été accusée de voie de fait au second degré le 24 novembre 2011. La poursuite a formellement rejeté l'accusation environ deux semaines plus tard, le 8 décembre 2011.

Dans une déclaration fournie par Rideau Hall, Julie Payette a déclaré ne pas vouloir commenter ces «accusations sans fondement».

«Pour des raisons familiales et personnelles, je ne commenterai pas ces accusations sans fondement, pour lesquelles j'ai été immédiatement et complètement blanchie il y a plusieurs années, et j'espère que les gens respecteront ma vie privée.»




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