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Les partielles coûtent cher au DGEQ

En moyenne, le coût d'une élection partielle tourne... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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En moyenne, le coût d'une élection partielle tourne autour de 550 000 $, selon le DGEQ.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La multiplication des élections partielles depuis le dernier scrutin national a non seulement coûté des millions de dollars aux contribuables. Elle a aussi vidé les réserves d'isoloirs, urnes et crayons du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), qui doit renouveler ses stocks en prévision du prochain appel aux urnes.

«On a eu 14 élections partielles, quand même, depuis 2014», fait remarquer au Soleil Alexandra Reny, relationniste médias au DGEQ. Et une 15e sera déclenchée avant la fin octobre dans la circonscription de Louis-Hébert, abandonnée ce printemps par le libéral Sam Hamad.

Les tablettes sont donc vides. «À chaque fois, c'est des urnes, c'est des crayons, c'est des isoloirs, c'est des symboles d'accessibilité, de la signalisation, des cartons pour les avis d'électeurs... On se réapprovisionne.»

Des appels d'offres sont donc en cours pour l'achat de plus de 33 700 urnes de scrutin, 28 700 isoloirs, 52 000 crayons noirs aiguisés de 7 pouces (18 cm) ainsi que 4 436 500 enveloppes. Sans oublier les 1,658 million de feuilles de papier et 1,536 million de feuilles de carton servant à l'impression des avis à l'électeur et des cartes de rappel.

«Ça nous permet de pouvoir regarnir nos inventaires», note Mme Reny, qui souligne que d'autres commandes seront nécessaires : «Maintenant qu'on sait que ce sont des élections à date fixe, on en profite pour produire le matériel en séquences, donc pas tout en même temps.»

La valeur de ces achats n'est pas encore connue, le processus d'appel d'offres étant toujours en cours. Mais on sait déjà que les nombreuses élections partielles ont forcé le Trésor public à délier les cordons de notre bourse collective.

Combien coûte une élection partielle? «En moyenne, c'est 550 000 $.» En incluant celle de Louis-Hébert de l'automne à venir, la calculette affiche un total de 8 250 000 $ pour l'organisation des 15 scrutins depuis la dernière générale, il y a un peu plus de trois ans.

Rumeurs 

Il est, par ailleurs, souvent arrivé que des rumeurs d'élections hâtives se fassent persistantes à l'Assemblée nationale. Le parti au pouvoir pouvait vouloir profiter de sondages favorables pour battre le rappel des électeurs avant la date prévue.

Voilà qui forçait la main du DGEQ qui devait réserver des locaux, embaucher du personnel et distribuer le matériel dans les différentes circonscriptions, simplement au cas où le gouvernement déciderait d'en découdre. Parfois, les dépenses ne servaient à rien, la fièvre électorale des élus s'apaisant.

Il ne faudrait toutefois pas déduire de la publication des récents appels d'offres que le DGE appréhende encore cette fois des élections anticipées, assure Mme Reny. Les soupçons du chef caquiste François Legault, qui disait envisager une campagne estivale, n'ont donc pas ébranlé le DGE. Lui vise toujours l'échéance fixe déterminée par la loi : «On est vraiment en mode préparation pour 2018.»

15 scrutins depuis 2014

  • Automne 2017 : Louis-Hébert
  • 29 mai 2017 : Gouin
  • 5 décembre 2016 : Arthabaska, Marie-Victorin, Saint-Jérôme, Verdun
  • 11 avril 2016 : Chicoutimi
  • 9 novembre 2015 : Beauce-Sud, Fabre, René-Lévesque, Saint-Henri-Sainte-Anne
  • 8 juin 2015 : Chauveau, Jean-Talon
  • 9 mars 2015 : Richelieu
  • 20 octobre 2014 : Lévis




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