Le pdg du Centre de services partagés relevé de ses fonctions

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Le gouvernement du Québec a relevé de ses fonctions M. Goulet en raison de développements récents dans une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

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(Québec) Le gouvernement a «relevé temporairement de ses fonctions» le nouveau pdg du Centre de services partagés du Québec, Christian Goulet, «en raison de développements récents dans une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC)».

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Christian Goulet

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La nouvelle est tombée en soirée mercredi. Un court communiqué de presse a révélé que cet ancien cadre de Bell, qui est passé par la CSST (maintenant la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail), perd son poste moins de trois mois après sa nomination.

C'est M. Goulet lui-même qui aurait demandé son retrait immédiat, avec salaire. De nouvelles «révélations entourant les gestes posés, notamment, par d'anciens cadres et hauts dirigeants du CSPQ à l'hiver 2015» auraient précipité le départ.

«Afin d'assurer le bon déroulement de l'enquête, M. Goulet est donc administrativement relevé de ses fonctions, avec traitement, à compter de ce jour. La situation de M. Goulet sera revue lorsque les conclusions de l'enquête seront connues.»

Lors de la nomination de M. Goulet, le ministre Pierre Moreau s'était porté à sa défense en repoussant toute allusion de conflit d'intérêts. L'élu ne voyait pas de problème à ce que cet ancien vice-président de Bell dirige le CSPQ qui octroie de lucratifs contrats au nom du gouvernement, notamment à Bell.

«M. Marc Landry, vice-président aux infrastructures au CSPQ, assurera la direction de l'organisation jusqu'à la nomination d'un président-directeur général par intérim», ajoute le communiqué.

Mutisme

Nous avons été incapables de joindre un porte-parole du CSPQ pour connaître les raisons justifiant le retrait du pdg nouvellement nommé. 

C'est plutôt le secrétariat aux communications gouvernementales du ministère du Conseil exécutif qui a pris le dossier en main. Une des responsables des relations avec les médias, Émilie Lord, n'a pas voulu s'avancer, sinon en répétant ce que contient le court communiqué de presse: «C'est lui qui a demandé à être relevé temporairement de ses fonctions».

La responsable des relations avec les médias de l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence, n'a pas voulu offrir plus de détails: «Nous ne commentons pas nos dossiers d'enquête».




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