Québec investit 147,3 millions $ pour les Premières Nations

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Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, à gauche, a assisté à la présentation par le premier ministre Philippe Couillard du plan d'action sur le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuits.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Doté d'une enveloppe totale de 147,3 millions $ sur cinq ans, le premier Plan d'action pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuits de Québec a été dévoilé mercredi matin. Attendue, l'initiative a été applaudie par les principaux intéréssés qui veulent cependant s'assurer que le gouvernement passera rapidement de la parole aux actes.

Cent dix mesures tous azimuts dans les domaines des services, de la culture, des langues et de la recherche sont contenues dans ce plan présenté par le premier ministre Philippe Couillard et plusieurs de ses ministres au Musée de la civilisation de Québec. Des représentants autochtones étaient également présents à l'annonce. 

«C'est un point de départ mais pas un point d'arrivée», a répété à plusieurs reprises M. Couillard, précisant que le document de près de 70 pages n'était pas «fermé à double tours» et que si nécessaire, des mesures et des ressources pouvaient être ajoutées en fonction des besoins et de ce qui fonctionne ou non. 

Dans son allocution, il a par ailleurs rappelé que les Premières Nations subissaient toujours «de nombreuses formes de discrimination» et qu'il ne fallait plus «ignorer les épisodes de détresse vécus par plusieurs communautés». 

«Ne pas manquer le bateau»

«Ce qui nous importe c'est de faire mieux, de faire plus et surtout, de faire maintenant et ensemble pour améliorer les conditions de vie des autochtones», a enchaîné le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley. 

Celui-ci a notamment souligné que la moitié de la population autochtone au Québec était âgée de moins de 30 ans et qu'il ne fallait pas «manquer le bateau» puisque l'avenir de ces nations étaient entre leurs mains. L'importance de diminuer les inégalités sociales, surtout des femmes, est également une préoccupation du ministre. 

Celui-ci a longtemps discouru sur l'importance de garder les langues autochtones «vivantes» en apportant entre autres le support nécessaire aux radios communautaires. Dans le plan d'action, il est aussi question de l'adoption d'une «déclaration nationale sur les langues autochtones». 

L'amélioration des services passe quant à lui par des programmes et des activités de formation sur les réalités autochtones destinés aux travailleurs du milieu de la justice et du domaine sociojudicaire, aux élus et fonctionnaires municipaux tout comme ceux de l'État ainsi qu'aux membres des forces de l'ordre, tant les policiers municipaux que les agents de la Sûreté du Québec. Des programmes d'accompagnement auprès des tribunaux pour la clientèle autochtone doivent également être développés, tout comme des services en milieux urbains de plus en plus fréquentés par les membres des Premières Nations et les Inuits. 

La mise sur pied d'une Table sur la réussite éducative des élèves autochtones et le lancement du Fonds d'initiatives autochtones III doté de 135 millions $ et visant à soutenir des projets économiques et communautaires ont également été annoncés mercredi matin.

Assurer un suivi

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a d'emblée admis qu'il n'avait pas encore pris connaissance des 110 mesures présentées mais s'est réjoui de l'initiative, précisant que ce n'est que l'avenir qui pourra dire si les montants investis sont suffisants ou s'ils ne feront que «panser une plaie pour guérir». 

M. Picard a de plus insisté sur la nécessité de voir à ce que les mesures percolent rapidement et efficacement dans les communautés. «On va certainement s'assurer que les bons mots qui ont été dits ce matin soient suivis rapidement par des gestes concrets. Le défi appartient au gouvernment du Québec pour donner suite à ces intentions et appartient également à nous pour être sûrs que le gouvernement garde le cap sur ses intentions», a-t-il affirmé.

Celui-ci a tenu à souligner que des «discussions importantes» devaient également avoir lieu sur les enjeux territoriaux et liés aux ressources naturelles et a mis l'emphase sur l'importance de mettre sur pied une table réunissant Québec, Ottawa et les Premières Nations afin de coordonner les efforts et définir clairement les responsabilités de chacun.




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