Indépendance: 10 ans de perturbations, lance Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard a renvoyé la... (Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot)

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Le premier ministre Philippe Couillard a renvoyé la balle à Gabriel Nadeau-Dubois, qui lui a adressé sa première question à l'Assemblée nationale, mercredi.

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(Québec) Pour sa première question à l'Assemblée nationale, le solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a lancé une balle à Philippe Couillard comme celui-ci les aime. Elle lui a permis de pourfendre une fois de plus le projet indépendantiste.

«Pour le bénéfice de l'Assemblée, le premier ministre peut-il nous dire s'il juge, comme son prédécesseur, que c'est une option légitime et que le Québec a les moyens d'être un État indépendant?» a demandé le nouveau député de Gouin au chef libéral.

«Oui, le Québec a des ressources qui lui permettraient éventuellement de gérer ses propres choses», a commencé M. Couillard.

Mais il était écrit dans le ciel qu'il ne s'arrêterait pas là. «La question n'est pas là, a-t-il enchaîné. La question, c'est: à quel prix? Quel est le degré d'oppression, d'humiliation, de souffrance, au Québec, qui nécessiterait d'assécher nos services publics pendant probablement au moins une dizaine d'années - Mme Marois était très généreuse avec ses cinq ans -, de sacrifier nos programmes sociaux, de nous trouver en état de pauvreté plutôt que d'être citoyens d'un membre du G7?»

«Voyons donc! Il n'y a pas un Québécois qui veut vraiment ça. On veut être Québécois avant tout. Nous sommes Québécois avant tout, mais nous sommes Canadiens, et je répète avec fierté et je l'affirme: être Québécois, c'est ma façon d'être Canadien.»

Ces derniers mots constituaient une référence au document qu'il a présenté jeudi «Être Québécois, c'est notre façon d'être Canadiens». À travers cette «politique d'affirmation», le chef libéral souhaite relancer le dialogue avec les autres Canadiens dans l'espoir, un jour, de faire entre autres comprendre la nécessité de reconnaître la nation québécoise dans la constitution canadienne.

Satisfaction

Gabriel Nadeau-Dubois s'est dit «heureux» d'entendre la toute première partie de la réponse du chef libéral: «Heureux d'entendre le premier ministre reconnaître, suite à ma question, que le Québec avait les moyens d'être un État indépendant, a-t-il commenté. À ma connaissance, il ne l'avait jamais reconnu aussi clairement que ça.»

Le représentant de Gouin s'est par contre dit déçu de ne pas l'entendre emboîter le pas à la suggestion de Québec solidaire de passer par une «assemblée constituante» pour rédiger une constitution, un projet qu'il porte pour la rédaction d'un texte fondateur pour un Québec indépendant. La proposition soumise par M. Couillard porte sur le Canada.

«Le premier ministre veut entamer un dialogue avec le "rest of Canada". Il n'a pas cru bon, d'abord, d'en débattre avec son propre peuple, le peuple québécois», a déploré Gabriel Nadeau-Dubois. Il lui demande de «s'engager à impliquer la population québécoise en amont avant d'entreprendre sa grande entreprise de séduction pancanadienne».




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