Constitution: les Canadiens ne veulent pas d'un débat sémantique, dit Trudeau

Justin Trudeau a accueilli la présidente chilienne Michelle... (photo Sean Kilpatrick, La Presse canadienne)

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Justin Trudeau a accueilli la présidente chilienne Michelle Bachelet lundi après-midi au parlement d'Ottawa.

photo Sean Kilpatrick, La Presse canadienne

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le Canada ne peut à la fois mener de front ses combats économiques et environnementaux tout en s'embourbant dans des débats sémantiques sur la Constitution, a plaidé lundi Justin Trudeau.

Le premier ministre a soutenu qu'en élisant un gouvernement libéral, les Canadiens avaient clairement signalé qu'ils avaient d'autres priorités que des négociations constitutionnelles.

La population canadienne, comme celle du Québec, préfère se concentrer sur des enjeux comme la croissance de la classe moyenne et la lutte aux changements climatiques que de «s'enliser» dans des débats sur «le libellé de la Constitution», a-t-il dit en anglais.

Il n'est pas allé aussi loin lorsqu'il a répété sa réponse en français, n'abordant pas le volet sémantique de la Loi constitutionnelle de 1982.

Le premier ministre s'est contenté d'offrir que face aux défis auxquels le pays est confronté, il fallait «se concentrer sur ce qui compte vraiment et ne pas se laisser distraire par une ronde de négociations sur la Constitution».

Il n'a par ailleurs pas spécifié, en marge de cette conférence de presse conjointe avec la présidente du Chili, Michelle Bachelet, s'il avait lu la brique de 200 pages qu'a publiée il y a quelques jours son homologue québécois Philippe Couillard.

«Comme nous avons dit lorsque le document a été rendu public la semaine dernière, nous allons prendre le temps de bien analyser le document», a écrit lundi soir dans un courriel son attaché de presse, Cameron Ahmad.

Justin Trudeau avait réagi à la publication du document avant d'en prendre connaissance, jeudi dernier. «Vous connaissez mes opinions sur la Constitution. On ne rouvre pas la Constitution», avait-il laissé tomber à son arrivée au parlement en matinée.

Dans le volumineux essai qu'il a rédigé, le premier ministre Philippe Couillard suggère de lancer une offensive à travers le pays pour convaincre les Canadiens de la justesse des revendications du Québec.

Il souhaite, au terme de cette démarche se voulant essentiellement pédagogique, créer les conditions favorables à la reprise d'éventuelles négociations constitutionnelles, le moment venu.

La prompte réaction de Justin Trudeau a été critiquée par l'opposition à Ottawa et à Québec.




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