Accord de Paris: une motion embarrassante pour Scheer?

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Le nouveau chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Les conservateurs et leur nouveau chef devront décider s'ils se rangent du côté de pays comme la Syrie et les États-Unis au moment de se prononcer sur une motion libérale en appui à l'accord de Paris sur le climat.

C'est ce qu'a suggéré vendredi la ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, au lendemain de l'annonce par le président Donald Trump du retrait de Washington de l'entente internationale paraphée en décembre 2015.

Les libéraux ont déposé au feuilleton une motion stipulant que «malgré le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, le Canada demeure résolu à mettre en oeuvre l'accord, car cela est dans l'intérêt de tous les Canadiens».

Elle devrait être mise aux voix la semaine prochaine.

À son entrée à la période des questions, vendredi matin, la ministre McKenna a dit espérer que «tous les députés» l'appuieront, puisqu'elle permettra selon elle de «démontrer le leadership du Canada et son soutien au monde entier pour notre planète».

Lorsqu'on lui a demandé ce qu'un vote en défaveur de la part du nouveau leader conservateur, Andrew Scheer, enverrait comme message, elle n'a pas répondu directement, mais a signalé que cela placerait le chef de l'opposition officielle en porte-à-faux avec le reste du monde.

«On va attendre de voir qui va voter pour l'accord de Paris. J'espère que tout le monde votera pour», a-t-elle offert lors d'une mêlée de presse.

«Nous savons que le monde entier va de l'avant, les États-Unis vont dans une différente direction avec la Syrie et le Nicaragua, qui vont être hors de l'accord de Paris, mais tout le monde va de l'avant. Mais on va voir», a enchaîné Mme McKenna.

Le nouveau dirigeant des troupes conservatrices a affirmé dimanche dernier lors d'un entretien avec La Presse canadienne que «si les États-Unis se retiraient de l'accord, on doit avoir une conversation», et que «comme opposition, ce sera notre rôle à ce moment-là».

Il avait aussi signalé lors de cette entrevue accordée quelques heures après sa victoire électorale, qu'il y avait selon lui dans cette entente internationale «des aspects dans l'accord qui placent le Canada en désavantage et qu'on doit regarder».

***

Le libellé de la motion libérale

«Que, de l'avis de la Chambre, le changement climatique constitue un problème mondial qui nécessite une solution mondiale; malgré le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, le Canada demeure résolu à mettre en oeuvre l'accord, car cela est dans l'intérêt de tous les Canadiens.»




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