Parti culinaire du Québec: la bouffe comme plateforme politique

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Jean-Louis Thémis a réservé la dénomination «Parti culinaire du Québec» auprès du directeur général des élections du Québec et avoue souhaiter lancer le parti à temps pour les élections générales québécoises de 2018.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Ancien collaborateur de l'émission Le monde dans votre assiette, animée par Marguerite Blais dans les années 90, le chef Jean-Louis Thémis prépare un projet complètement fou pour sa retraite: il veut fonder un parti politique provincial avec la bouffe comme plateforme.

M. Thémis a en effet réservé la dénomination «Parti culinaire du Québec» auprès du directeur général des élections du Québec (DGEQ) et avoue souhaiter lancer le parti à temps pour les élections générales québécoises de 2018.

«Je prends ma retraite comme enseignant à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec en 2018 et j'ai l'intention de finir ma vie folle avec ce projet», a-t-il avoué au Soleil. Le jovial cuisinier a commencé à recueillir les signatures et à parler de son parti politique à ses élèves et à ses amis chefs.

«J'en ai parlé à Normand Laprise, à Martin Picard... Je vais en parler à tous mes "chums". Je voudrais que des chefs soient candidats dans toutes les régions du Québec», poursuit celui qui est né Jean-Louis Thémistocle Randriantiana au Madagascar dans les années 50 et a immigré au Québec en 1972.

Initiative ludique et sérieuse

M. Thémis avoue que l'initiative se veut à la fois ludique et sérieuse. «Quand j'en parle, les gens rient, sourient, et me disent: "T'es fou, t'es fou!". Il faut que ce soit léger, mais en même temps, je dis toujours à mes élèves que la cuisine peut aussi être un outil pour plusieurs choses, notamment pour combattre la pauvreté, pour s'éduquer, et que ça pourrait aussi être un élément politique», poursuit-il.

Dans cette vision, l'ex-chef porte-parole de la chaîne Metro Richelieu a lancé en 2003 l'organisme Cuisiniers sans frontière, qui enseigne la cuisine aux jeunes des quartiers pauvres d'Haïti, de Madagascar, du Bénin et du Burkina Faso. «J'aime changer les choses avec la cuisine. Plus de 80 % des jeunes qui ont participé au programme ont obtenu un emploi, souvent leur premier emploi, après notre formation et leur stage en hôtellerie», indique-t-il fièrement.

Jean-Louis Thémis a même créé le mot «gastronocratie» pour désigner une société où les agriculteurs et les fermiers seraient des élites «parce que tout part de là». «La référence ne serait plus l'argent, mais la nourriture, la santé, le bonheur. On n'accepterait plus des projets comme les pipelines qui mettent en danger les lacs et les terres agricoles qui procurent de la nourriture à la population.»

M. Thémis souhaite également sensibiliser les Québécois à la nourriture et au respect de la nature. «Si j'étais élu, les magasins fermeraient le dimanche pour qu'on recommence à manger en famille et la bouffe dans les hôpitaux deviendrait gastronomique. Il y aurait même un ministère du Bonheur et de la Gastronomie!» conclut-il.




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