Alliance avortée des partis: le PQ responsable de l'échec, selon QS

Manon Massé a invité le Parti québécois de... (La Presse canadienne, Jacques Boissinot)

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Manon Massé a invité le Parti québécois de Jean-François Lisée à assumer ses responsabilités face au rejet des militants solidaires de former des alliances électorales en vue des élections de 2018.

La Presse canadienne, Jacques Boissinot

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

Le Parti québécois (PQ) doit reconnaître sa responsabilité dans le fait que les militants de Québec solidaire (QS) aient refusé de conclure des pactes électoraux avec lui en vue des élections de 2018, selon les porte-parole du parti.

«Quand l'exécutif a écrit à nos membres il y a quelques semaines pour dire que la dimension du programme identitaire ne serait pas revue, bien ils étaient en train de dire à Québec solidaire : "On n'est pas sûrs qu'on veut s'asseoir avec vous autres"», a déclaré Manon Massé en point de presse en marge du congrès de QS, lundi.

Le PQ a envoyé la lettre en question à La Presse canadienne et celle-ci ne fait aucune mention du programme identitaire. QS a précisé que Mme Massé faisait plutôt référence à une entrevue du chef péquiste, Jean-François Lisée, qui avait dit au quotidien Le Soleil en mai que le PQ garderait son programme sur l'identité.

Mme Massé et son nouveau co-porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, réagissaient lundi matin aux pointes lancées la veille par le PQ, qui s'est dit «déçu pour les indépendantistes et les progressistes qui nous demandent avec insistance de travailler ensemble, de s'élever au-dessus de la partisanerie traditionnelle, de nos égos politiques de partis».

Mme Massé a rappelé que le véritable dialogue entre les partis avait été lancé en novembre dernier, et que le PQ s'était montré inflexible sur certains enjeux, dont son refus de tenir une commission sur le racisme systémique.

En anglais, la porte-parole a poursuivi en disant que le parti devait «assumer la responsabilité» de ses décisions.

La députée péquiste Véronique Hivon, qui est responsable du dossier de la convergence, se dit très surprise d'entendre ces arguments, qui n'avaient jamais été communiqués au PQ avant dimanche, selon elle.

«Pourquoi aujourd'hui, on évoque ça? Je dois vous dire que ça m'apparaît plus comme des bouées ou des prétextes, parce que je pense qu'ils sont conscients que la décision qui a été prise hier ne plaît pas du tout à la majorité des progressistes et indépendantistes au Québec», a-t-elle soutenu en entrevue téléphonique.

Mme Hivon rappelle qu'il n'a jamais été question de fusionner les deux programmes des partis; il s'agissait simplement d'un pacte pour «maximiser les chances de se doter d'un gouvernement progressiste et indépendantiste».

PQ xénophobe

Des débats passionnés se sont déroulés au congrès de Québec solidaire, dimanche, sur l'idée de conclure des ententes électorales ponctuelles avec le Parti québécois. Plusieurs délégués ont traité le PQ de xénophobe - faisant référence à la Charte des valeurs du gouvernement Marois - et se sont dits inquiets du fait que le parti pourrait briser les ponts qu'il a bâtis avec les communautés culturelles et les anglophones.

Du côté du Parti québécois, le dossier est clos, du moins jusqu'en 2018. «La réponse de Québec solidaire, malheureusement, a été très claire», a indiqué Véronique Hivon.

Manon Massé a indiqué dimanche qu'elle s'attendait à ce que cette question revienne un jour ou l'autre. «Moi, si je regarde mes 11 dernières années, mon feeling, c'est qu'il y a plein de monde qui vont vouloir nous ramener dedans. Pourquoi? Parce qu'il y a un mode de scrutin qui nous piège», a-t-elle déclaré en point de presse.

Manipulation, dit Couillard

Les projets d'alliance entre les partis politiques, comme celui que nourrissait le Parti québécois avec Québec solidaire, sont autant de tentatives de manipuler les électeurs, selon le premier ministre Philippe Couillard.

«Tous ces scénarios d'alliances, dans le fond, c'est de la fumée», a-t-il commenté lundi lors d'une mêlée de presse en marge de la mission qu'il dirige en Israël. Le premier ministre a critiqué durement la tentative du PQ de forger une alliance avec QS lors de la prochaine campagne électorale. Le PQ proposait de présenter un seul candidat de l'une ou l'autre formation dans certaines circonscriptions, et espérer ainsi augmenter ses chances de déloger les libéraux en octobre 2018.

Le PQ agit «comme si l'électorat allait se faire manipuler par des jeux politiques de ce genre-là», a jugé M. Couillard.




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