Couillard pourfend les projets de pactes électoraux

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Le premier ministre dit ne pas vouloir se laisser distraire par ce genre de tactiques.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Haïfa, Israël

Les projets d'alliance entre les partis politiques, comme celui que nourrissait le Parti québécois avec Québec solidaire, sont autant de tentatives de manipuler les électeurs, selon le premier ministre Philippe Couillard.

«Tous ces scénarios d'alliances, dans le fond, c'est de la fumée», a-t-il commenté lundi lors d'une mêlée de presse en marge de la mission qu'il dirige en Israël, et au lendemain de la décision des membres de Québec solidaire (QS) réunis en congrès de rejeter le projet de convergence proposé par le Parti québécois (PQ) en prévision du prochain rendez-vous électoral.

Le premier ministre a critiqué durement la tentative du PQ de forger une alliance avec QS lors de la prochaine campagne électorale. Le PQ proposait de présenter un seul candidat de l'une ou l'autre formation dans certaines circonscriptions, et espérer ainsi augmenter ses chances de déloger les libéraux en octobre 2018.

Le PQ agit «comme si l'électorat allait se faire manipuler par des jeux politiques de ce genre-là», a jugé M. Couillard, qualifiant cette façon de faire de «désinvolte».

«Contre-nature»

D'autant plus que, si elles fonctionnaient, ces alliances entre partis seraient «contre-nature», pour peu qu'on examine leurs programmes, allant dans des directions bien différentes sur plusieurs enjeux, a-t-il fait valoir. Il a noté par exemple que le PQ et QS étaient à des années-lumière sur les questions identitaires.

Le premier ministre dit ne pas vouloir se laisser distraire par ce genre de tactiques, préférant se concentrer sur son plan, et soutient ne pas consacrer «plus de 10 minutes par jour» à penser à ses adversaires politiques.

Il a fait ces remarques en marge d'une visite à l'école Wadi Ara, du réseau «Hand in Hand», au centre du pays. L'école, dont un des promoteurs est le rabbin Boruch Perton, de la congrégation Beth Zion, dans Côte-Saint-Luc, à Montréal, fait partie d'un réseau de six établissements scolaires semblables en Israël, qui ont la particularité d'accueillir des élèves juifs et musulmans, garçons et filles. L'école primaire fonctionne en arabe et en hébreu, et fait place aux rites et traditions des deux confessions, dans l'espoir de rapprocher les deux communautés et faire en sorte qu'elles vivent côte à côte en harmonie.

Cette école «donne foi en la nature humaine», selon le premier ministre, convaincu que «l'avenir des sociétés humaines, c'est l'inclusion». Cette école «envoie un très, très beau message», surtout quand on pense qu'elle se situe en Israël, a-t-il ajouté, se disant «ému» par sa visite.




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