Vers une reconfiguration politique?

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(Québec) DÉCODAGE / Une victoire des libéraux en octobre 2018 serait la cinquième en six élections générales. Elle entraînerait vraisemblablement une reconfiguration du paysage politique québécois.

Les partis d'opposition ne pourraient pas se contenter, comme le font toutes les oppositions du monde occidental de nos jours, de clamer que le gouvernement a été mal élu, qu'il n'a pas recueilli une majorité de voix.

Dans nos démocraties, à moins de vouloir les remettre en question, celui qui recueille le plus de suffrages l'emporte.

Si les partis d'opposition mordaient à nouveau la poussière, ils devraient tirer les conséquences de leur échec; aller jusqu'à questionner et revoir leur offre politique.

Tenter de travailler ou de retravailler entre eux, à deux ou à trois, à une simple alliance électorale pour le scrutin suivant ne serait qu'une simple tactique. Pas une stratégie.

Ne confondons pas reconfiguration et recomposition, cela étant. La reconfiguration est une chose, la recomposition politique en est une autre. Celle-ci n'adviendra que lorsque de nouvelles personnalités de poids apparaîtront sur la scène politique québécoise.

Est-ce que ce sera à travers les partis politiques qu'on connaît? À travers de nouveaux «mouvements politiques» qui se créeraient, mouvements extérieurs aux partis actuels?

D'ici là, très rapidement même, on saura enfin si le Parti québécois et Québec solidaire se fianceront d'une manière ou d'une autre. Le sujet traîne depuis au moins six ans.

En 2011, des péquistes estimaient qu'une alliance circonstancielle avec QS pourrait sauver des meubles devant «l'ouragan François Legault», qui était revenu en politique. Deux députés péquistes, Stéphane Bergeron et Sylvain Pagé, s'étaient même rendus à une assemblée publique de QS.

Les motivations ont changé au fil des ans, mais le dénouement approche, puisque c'est au congrès que Québec solidaire tiendra à Montréal le week-end prochain que le projet passera ou cassera.

Un compte «Assemblée nationale»

Le cycle annuel d'«études» des crédits budgétaires s'est officiellement clos mercredi après une période de deux heures consacrées au budget de l'Assemblée nationale, lequel s'élève à 137,5 millions $.

Encore une fois, cette période a permis bien de choses, sauf peut-être... d'éplucher les budgets des missions de l'État au regard de leur pertinence et de leur efficacité. Or, celui de l'Assemblée nationale a encore moins été passé au crible que les autres!

Et pour cause. Comme chaque année, les députés qui interrogeaient le président de l'Assemblée nationale sont parties prenantes aux décisions de l'institution. À cet exercice, tous sont un peu juges et parties.

Aucune question n'a été posée sur les budgets dévolus aux «missions interparlementaires» - les missions des parlementaires québécois à l'extérieur du Québec. Encore moins, a fortiori, sur la pertinence ou le sérieux de plusieurs d'entre elles.

Vérification faite, un budget de 632 000 $ a été réservé pour ces missions pour l'année financière en cours, celle de 2017-2018.

La même somme avait été réservée en 2016-2017, l'année financière terminée le 31 mars. À l'heure actuelle, il est encore impossible de savoir si elle a été entièrement dépensée, mais on peut croire que non à la lumière des dernières années.

En 2015-2016, environ 510 500 $ avaient été consacrés aux missions interparlementaires alors que le budget prévu s'élevait à 632 000 $. L'année précédente, 315 000 $ avaient été dépensés pour ces déplacements sur un budget de 733 000 $.

Où va la différence? Comme pour des postes non comblés, mais figurant tout de même au budget de l'Assemblée nationale, ces sommes non dépensées sont versées dans un compte appartenant à l'institution. 

L'accumulation de cet argent permet au président Jacques Chagnon de dire que les 60 millions $ nécessaires à la construction du nouveau pavillon d'accueil seront réglés sans demander de financement à l'État.

Encore heureux!

On sait que le gouvernement de Philippe Couillard se serait bien passé du projet de loi fédéral légalisant la marijuana. Il comprend néanmoins que le premier ministre Justin Trudeau veuille donner suite à son engagement électoral.

Ce qu'il ne comprend vraiment pas, c'est la série de frustrations que lui fait avaler le gouvernement de M. Trudeau dans d'autres dossiers. Le dernier exemple est bien entendu celui de la Banque de l'infrastructure du Canada, qui aura son siège à Toronto, et non pas à Montréal.

Rappelons-le : le gouvernement Couillard insiste toujours sur le fait que le Québec serait financièrement perdant advenant l'indépendance du Québec. Et que bien au-delà de cet aspect financier, une majorité de Québécois, s'ils sont Québécois d'abord, sont attachés à leur citoyenneté canadienne.

Il n'empêche que le gouvernement Couillard espère et attend davantage de coopération de la part du fédéral. 

Heureusement pour lui qu'Ottawa a rapidement entendu son message sur le fait que l'armée canadienne n'avait pas à envoyer de facture à qui que ce soit pour son opération d'aide aux sinistrés des inondations.




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