Casques bleus en Afrique: des alliés du Canada s'impatientent

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Le gouvernement avait promis en août dernier qu'il enverrait 600 soldats pour une mission de maintien de la paix non spécifiée.

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La Presse Canadienne
Ottawa

Certains des plus proches alliés du Canada attendent impatiemment de savoir si le gouvernement libéral enverra des Casques bleus au Mali.

Un diplomate étranger a confié à La Presse canadienne que la situation avait atteint un point tel que même un «non» serait bienvenu. Ainsi, les autres pays impliqués dans la mission de l'ONU pourraient au moins la planifier en conséquence.

Le gouvernement avait promis en août dernier qu'il enverrait 600 soldats pour une mission de maintien de la paix non spécifiée.

Mais bien qu'il semblait alors vouloir les envoyer au Mali, le gouvernement de Justin Trudeau a depuis hésité et refusé de prendre une décision sur quelque mission que ce soit, et de plus en plus de signes permettent de croire que cette décision pourrait être retardée jusqu'à l'automne.

Des hypothèses ont été soulevées quant aux raisons expliquant ce retard, mais des diplomates étrangers affirment n'avoir obtenu rien d'autre que du silence lorsqu'ils ont demandé des explications.

«Le temps approprié», dit Trudeau

Le premier ministre Justin Trudeau affirme que son gouvernement prend «le temps approprié» pour décider où envoyer des centaines de Casques bleus canadiens.

M. Trudeau a expliqué aux journalistes, vendredi, que le gouvernement devait «s'assurer que c'est la bonne approche, que c'est la bonne mission, qu'ils ont la bonne formation et le bon équipement».

Certains des plus proches alliés du Canada attendent impatiemment de savoir si le gouvernement libéral enverra des Casques bleus au Mali.

Des représentants militaires et des diplomates canadiens, de même que le ministre de la Défense Harjit Sajjan et d'autres de ses collègues, se sont rendus plusieurs fois dans ce pays.

On s'attendait à ce que le Canada offre des hélicoptères, mais aussi un officier supérieur pour diriger la mission de l'ONU.

Le gouvernement n'a toutefois toujours pas pris de décision, malgré sa promesse de le faire avant la fin de l'année dernière.

M. Trudeau a de nouveau affirmé qu'il croyait que le Canada avait «un rôle important à jouer à travers le monde pour promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité», mais n'a pas répondu aux questions demandant si le pays enverrait des troupes au Mali.

«La décision sur la façon exacte et le moment exact d'envoyer les Forces canadiennes est extrêmement importante», a-t-il dit.

Le gouvernement doit exercer une diligence appropriée, a-t-il ajouté. «Chaque fois que nous prenons une décision sur l'envoi de ces braves femmes et hommes des Forces canadiennes vers un danger possible».




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