Attention: les citoyens décrochent!

Si elle ne change pas, l'attitude des parlementaires... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)

Agrandir

Si elle ne change pas, l'attitude des parlementaires - ou de plusieurs d'entre eux - contribuera à creuser encore davantage un «désagrément» social au sein de la population, estime le président de l'Assemblée nationale du Québec, Jacques Chagnon.

Photo Jacques Boissinot, archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Attention: les citoyens décrochent, selon le président de l'Assemblée nationale du Québec, Jacques Chagnon. Les parlementaires courent à leur perte s'ils ne changent pas rapidement de ton et d'attitude.

Jacques Chagnon juge que les débats sont devenus «trop partisans» à l'Assemblée nationale, que l'acrimonie s'y est installée à demeure, que l'approche des groupes parlementaires est devenue «quasi paranoïaque». Les citoyens décrochent, car ils se disent que ce n'est pas «rigoureux».

Jamais M. Chagnon n'était allé si loin. Il s'est vidé le coeur, mercredi, lors d'une séance spéciale portant sur le budget de l'Assemblée nationale, lequel s'élève à 137,5 millions $ pour l'année en cours.

Si elle ne change pas, l'attitude des parlementaires - ou de plusieurs d'entre eux - contribuera à creuser encore davantage un «désagrément» social au sein de la population, a poursuivi le président à l'étonnement de députés présents.

Il observe que, politiquement, les liens entre les parlementaires et bien des citoyens se «détricotent». Il analyse que les partis politiques écoperont inévitablement si rien ne change, laissant place à des leaders qui créeront leur propre «mouvement».

Il a fait référence à deux nouveaux élus étrangers que tout oppose, Emmanuel Macron, vainqueur des urnes en France, dimanche, et le président américain Donald Trump. Il les a nommés tous les deux pour signaler qu'ils avaient créé leur propre mouvement politique. Dans le cas de M. Trump, la chose saute moins aux yeux, car il a tout de même investi le Parti républicain.

«Si ce Parlement-là devient de plus en plus partisan, il va perdre de sa crédibilité; il va perdre de son importance», a prévenu Jacques Chagnon. «Et ça, ça me tuerait», a-t-il laissé tomber.

Son intervention n'a pas plu à tous les membres des partis d'opposition, où l'on rappelle que le président de l'Assemblée nationale provient des rangs libéraux. Pour l'un d'eux au moins, il a peut-être cherché à faire la leçon à l'opposition. 

Pour d'autres, il n'a cherché qu'à mettre en garde l'ensemble des élus - qu'il représente à titre de président.

Le tour du Salon bleu

Lors de cette séance de deux heures, alors qu'il répondait aux questions de députés de tous les groupes parlementaires, M. Chagnon a assuré que les travaux de construction du nouveau pavillon d'accueil de l'Hôtel du Parlement respectent le calendrier prévu et qu'ils respecteront le budget de 60 millions $. Ils devraient être complétés au printemps 2019.

Une fois ces travaux terminés, il faudra songer à refaire le Salon bleu et le Salon rouge, a-t-il indiqué. Il s'agit des deux salles les plus majestueuses de l'Hôtel du Parlement.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer