Scheer met en garde contre le programme «extrême» de Bernier

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Andrew Scheer s'identifie comme le principal adversaire de Maxime Bernier dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les idées libertariennes de Maxime Bernier et son programme «très, très extrême» ne siéent pas au Parti conservateur, affirme Andrew Scheer, qui s'identifie comme le principal rival du Beauceron alors que la course à la chefferie tire à sa fin.

«Je pense que son style n'est pas bon pour un chef de parti. [...] On ne peut pas imposer une idéologie personnelle alors que la réalité est que notre caucus est très diversifié. C'est important d'avoir un chef qui veut trouver un terrain commun et qui travaille pour maintenir l'unité», a fait valoir le député saskatchewanais de Regina-Qu'Appelle en entrevue au Soleil alors qu'il était de passage à Québec la semaine dernière. 

Maintenant que l'ex-dragon Kevin O'Leary s'est désisté, M. Scheer n'a qu'une cible en tête à une vingtaine de jours de l'issue de la campagne conservatrice visant à remplacer Stephen Harper. Ses nombreuses visites au Québec, dont la dernière dans le fief du député de Beauce pour annoncer un appui du groupe Les Amis de la gestion de l'offre et des régions, n'ont donc rien d'un hasard.

Andrew Scheer fait d'ailleurs de cette question un cheval de bataille, courtisant ainsi les agriculteurs des régions mécontents qu'un des leurs s'en prenne au système qui assure leur gagne-pain quotidien. Bien que son slogan le décrit comme un «vrai conservateur», le politicien de 38 ans ne trouve pas incompatible de soutenir la gestion de l'offre «parce que c'est aussi notre rôle comme gouvernement d'assurer la vitalité des régions» et une façon de faire «qui fonctionne».

Et s'il souhaite se démarquer de Maxime Bernier grâce à cet enjeu, M. Scheer rappelle que plusieurs autres le distinguent du Québécois. C'est là qu'il s'en prend au style du Beauceron, qu'il qualifie de «très, très libertarien» avec des politiques «très, très» à droite. «Les Canadiens ne sont pas des libertariens, les Québécois ne sont sûrement pas libertariens, ils aiment la liberté individuelle et personnelle comme tout le monde, mais je pense qu'ils considèrent que les trois niveaux de gouvernement ont un rôle à jouer», dit-il. Le Saskatchewanais soutient que beaucoup de gens ne savent pas que son rival propose un accord de libre-échange avec la Chine ou encore la cessation des transferts en santé aux provinces. 

Le «Harper qui sourit»

Andrew Scheer, qui se présente comme le plus rassembleur des aspirants-chefs conservateurs, est souvent surnommé le «Stephen Harper qui sourit», une désignation qui l'amuse et lui convient. Celui qui compte le plus d'appuis dans la députation québécoise dit améliorer son français à chaque passage dans la province et en apprendre un peu plus chaque fois sur ses habitants qui, ajoute-t-il, ont finalement beaucoup de choses en commun avec ceux de l'Ouest.

Alors que les membres du parti ont déjà commencé à voter, M. Scheer croit qu'il est devenu improbable de voir un des 12 autres candidats se rallier à lui. De toute façon, il considère que le dernier coup de théâtre de la course, soit le retrait de Kevin O'Leary, lui a déjà bien servi alors que trois de ses organisateurs se sont rangés dans son camp plutôt que celui de Maxime Bernier. Pour le reste, son sort demeure entre les mains des conservateurs.




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