Couillard au secours de son bras droit

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Le premier ministre Philippe Couillars a pris la défense de son chef de cabinet, Jean-Louis Dufresne (au centre), dont les liens professionnels passés avec l'ex-argentier libéral Marc Bibeau soulèvent bien des questions.

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(Québec) Philippe Couillard a pris la défense de son chef de cabinet dont les liens professionnels passés avec Marc Bibeau, l'ex-argentier libéral visé par une enquête de l'UPAC, ont mis le feu aux poudres, mercredi.

En après-midi, le bras droit du premier ministre, Jean-Louis Dufresne, a devancé un reportage de TVA en diffusant un communiqué qui dévoile sa relation passée avec M. Bibeau «par souci de transparence».

L'entreprise Beauward, dont M. Bibeau est président, a été un client de son ancien employeur, BCP Consultants. «Depuis mon départ de BCP Consultants, je n'ai eu aucun contact avec M. Bibeau», a assuré M. Dufresne. 

Le bureau d'enquête de Québecor a diffusé un reportage qui soutient que M. Dufresne a joué un rôle dans une opération d'influence des communications du gouvernement Charest, en 2011. Il s'agissait de préciser le rôle de l'entreprise SchokBéton, propriété de M. Bibeau, dans un projet sur le pont Mercier à la suite d'une question en Chambre. Des courriels obtenus par TVA Nouvelles démontrent la satisfaction de MM. Bibeau et Dufresne, notamment, à la suite d'un point de presse effectué par l'actuel président du Conseil du trésor, Pierre Moreau. 

En soirée, M. Moreau a pourfendu le travail du bureau d'enquête, le qualifiant de «bâclé», et a présenté une version des faits différente. La chronologie des événements démontre selon lui qu'il n'a été l'objet d'aucune influence extérieure (voir autre texte). 

Le premier ministre Couillard a pris la défense de son chef de cabinet. «M. Dufresne a accompli un mandat professionnel de conseiller en communication, a-t-il déclaré. Il n'y a rien d'anormal là-dedans. Moi, je n'ai aucun doute sur l'intégrité et la compétence de M. Dufresne.»

Pour sa part, le chef caquiste François Legault, s'est dit «renversé» par le reportage. La CAQ exige que la Vérificatrice générale étudie les baux et contrats signés avec les entreprises de M. Bibeau. La proximité entre M. Charest et l'ex-argentier du PLQ soulève la question du traitement de faveur, laisse entendre M. Legault. 

Le premier ministre n'a pas d'objection à ce que la vérificatrice procède à cet examen. Mais il estime que Mme Guylaine Leclerc est «assez grande» pour décider elle-même s'il s'agit de la chose à faire. Au bureau de la VG, on indique se tenir au fait des débats à l'Assemblée nationale et que l'organisation a les moyens de se saisir du dossier si elle le juge nécessaire. 

Pendant toute la journée, le chef péquiste Jean-François Lisée a reproché à Philippe Couillard de ne jamais s'être «insurgé» contre les pratiques de financement sous Jean Charest.




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