Enquête de l'UPAC sur Jean Charest: une affaire du «passé», selon Couillard

Philippe Couillard refuse de regarder en arrière en... (Archives La Presse, Olivier Pontbriand)

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Philippe Couillard refuse de regarder en arrière en matière éthique et martèle que le Parti libéral est irréprochable depuis qu'il en a pris les rênes.

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(Québec) Philippe Couillard refuse d'être associé à l'enquête de l'UPAC sur Jean Charest et un ex-grand argentier du PLQ pour des agissements qui appartiennent selon lui «au passé».

Le premier ministre et chef du Parti libéral du Québec refuse de regarder en arrière en matière d'éthique et martèle que sa formation est irréprochable depuis qu'il en a pris les rênes. 

«On veut nous faire revenir à d'autres dates préalables à l'élection de 2014, a déclaré le premier ministre, en Chambre. Moi, aujourd'hui, je m'occupe de ce qui préoccupe véritablement les gens.»

Le Journal de Montréal a publié mardi des documents de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) qui démontrent que les enquêteurs s'intéressent aux liens entre l'ex-premier ministre Jean Charest et l'entrepreneur Marc Bibeau, ex-grand argentier du PLQ. 

L'enquête Mâchurer, qui se penche sur le financement politique et l'octroi de contrats publics, s'est notamment intéressée aux déplacements à l'étranger de MM. Charest et Bibeau, dépeints comme de proches amis. Les policiers auraient aussi eu l'intention de capter les communications privées entre les deux hommes fichés par l'UPAC. 

Le premier ministre a reproché aux oppositions, qui ont pilonné le gouvernement libéral sur le sujet, de se substituer aux institutions policières et de justice qui ont autorité en la matière.

Le «haut de la pyramide»

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, veut faire témoigner MM. Charest et Bibeau sous serment en commission parlementaire. Il s'intéresse au «haut de la pyramide» du financement libéral. L'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau, arrêtée par l'UPAC l'année dernière, «n'a pas travaillé toute seule», a-t-il dit. «Ça fait partie de la vie des gens et de la démocratie de savoir si le parti qui a été au pouvoir pendant 12 ans avait à sa tête le responsable d'une organisation [...] de nature criminelle» a lancé M. Lisée. 

Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault, veut que le gouvernement publie les baux toujours actifs du gouvernement avec des entreprises de Marc Bibeau. «Il y a une forte odeur de pourriture qui émane de toutes ces révélations en lien avec la famille libérale», a déclaré la caquiste Nathalie Roy. 

Le solidaire Amir Khadir s'impatiente du temps pris pour que justice soit rendue et souhaite savoir si les ministres actuels qui ont fait partie du gouvernement Charest collaborent aux enquêtes. 

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, s'est inquiété des conséquences de la fuite aux médias de documents liés à l'enquête. «On constate qu'il y a peut-être quelqu'un qui a décidé de couler des informations, ce qui peut contaminer une preuve éventuelle et faire en sorte qu'on ne puisse pas aller jusqu'au bout d'une affaire en justice», a déclaré le ministre. L'UPAC a l'indépendance nécessaire pour enquêter sur quiconque, a dit M. Coiteux, «même les personnes qui ont occupé les plus hautes fonctions de l'État». 

L'avocat de Marc Bibeau, Me William Brock, a indiqué par courriel que son client est «outré» par la fuite de documents confidentiels «coulés dans les médias dans le seul but de porter atteinte à sa réputation». 

L'UPAC a émis en un communiqué en après-midi, mardi, pour annoncer qu'une enquête interne a été déclenchée pour identifier «l'origine de la transmission» de «certains éléments d'une enquête criminelle active». «L'enquête Mâchurer se poursuit et elle sera soumise au Directeur des poursuites criminelles et pénales lorsque tous les éléments de preuves seront amassés et analysés», a fait savoir le commissaire Robert Lafrenière. 

L'ancien premier ministre Jean Charest a transmis une brève déclaration, mardi soir, affirmant qu'il «prenait acte» de la déclaration du directeur des poursuites criminelles et pénales qui a confirmé à Radio-Canada qu'aucun dossier ne lui avait été transmis. «Je ne ferai aucun autre commentaire, si ce n'est pour réaffirmer mon innocence face aux allégations qui circulent», a-t-il conclu. Avec La Presse canadienne




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