Guy Bertrand jette les bases d'un nouveau parti

Me Guy Bertrand a jeté les bases d'un... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Me Guy Bertrand a jeté les bases d'un nouveau parti politique basé sur Le Projet Liberté-Nation, une oeuvre en trois tomes que l'avocat considère comme son testament politique.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Avocat bien connu et membre fondateur du Parti québécois, Me Guy Bertrand jette les bases d'un nouveau parti politique en réservant le nom Liberté-Nation (Équipe de Me Guy Bertrand) auprès du directeur général des élections.

Le nouveau parti sera basé sur Le Projet Liberté-Nation, une oeuvre en trois tomes que Me Bertrand considère comme son testament politique. Il vise la création d'une République fédérale du Québec, un pays indépendant dont les 17 régions administratives deviendraient des états autonomes avec leur parlement, leur gouverneur et un pouvoir de taxation.

«Nous avons travaillé via les médias sociaux et j'avais posé trois conditions : former un mouvement virtuel, que le Projet Liberté-Nation ne soit pas transformé et qu'on ait un représentant par région et un représentant par comté. Nous avons atteint ces objectifs et nous comptons aujourd'hui 2504 membres, ce qui est plus qu'Option nationale», a déclaré Me Bertrand en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Lettre à Lisée

Me Bertrand indique aussi qu'il aurait aimé réunir le Parti québécois et la Coalition Avenir Québec autour de son projet pour éviter la multiplicité des partis. Son appel au chef péquiste Jean-François Lisée serait toutefois demeuré lettre morte.

«J'ai essayé de convaincre M. Lisée d'agir comme médiateur avec M. Legault. Je lui ai envoyé une lettre le 7 mars et je lui donnais jusqu'au 27 mars pour me répondre, mais il a fait la sourde oreille. Je n'ai même pas eu un accusé de réception», poursuit MBertrand.

«Pourtant, l'union du PQ et de la CAQ aurait été logique : ce sont deux partis nationalistes, deux partis qui ne veulent pas faire l'indépendance durant les quatre prochaines années et un parti, la CAQ, qui veut contrôler sa langue et son immigration, quelque chose auquel le PQ ne peut pas s'opposer», commente-t-il.

Le rêve de Me Bertrand serait de voir le Québec devenir une République fédérale, comme l'Autriche, la Suisse ou les États-Unis, où les régions gagneraient énormément de pouvoir.

Avant de décider si le parti sera dans la course lors des élections provinciales de 2018 ou s'il sera, à 78 ans, le chef de ce parti, MBertrand conviera toutefois ses membres à une grande réunion avant l'été.

«Nous étions un mouvement virtuel, alors pour plusieurs, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Ce n'est pas moi seul qui vais décider, mais les membres tous ensemble», conclut l'avocat.




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