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Une SAQ du cannabis?

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La vente de marijuana à usage récréatif à la SAQ est un des scénarios ayant cours au sein du gouvernement du Québec.

La Presse Canadienne

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(Québec) La Société des alcools du Québec (SAQ) pourrait se voir confier par le gouvernement Couillard la vente de la marijuana à usage récréatif qu'Ottawa entend légaliser dès l'an prochain. Elle ne serait toutefois pas distribuée dans les succursales que la SAQ possède déjà, mais à travers un réseau plus restreint qu'elle mettrait en place.

Il s'agit de l'un des scénarios ayant cours au sein du gouvernement du Québec.

Les ministres membres d'un comité interministériel créé il y a quelque temps sur la légalisation de la marijuana devraient se réunir pour la toute première fois mardi, a appris Le Soleil. Ils devraient se pencher sur ce scénario, mais aussi sur quelques autres; ainsi que sur plusieurs questions que soulève cette légalisation à venir, notamment en ce qui a trait à la santé publique.

Aucune décision ne sera prise lors de cette réunion. Il est encore beaucoup trop tôt, explique-t-on. D'autant que les détails du projet de loi fédéral ne seront connus que vers la fin de la semaine. Selon CBC, la pièce législative promise par Justin Trudeau en 2015 devrait être présentée jeudi à la Chambre des communes, à Ottawa.

Ce que l'on sait déjà, c'est que le gouvernement fédéral aura la responsabilité de déterminer la nature des produits qui seront autorisés et de dessiner l'encadrement général de cette légalisation. Les provinces, elles, auront la responsabilité d'établir les modalités de la distribution sur leur territoire, en plus de celle de fixer les prix.

Au sein du gouvernement du Québec, d'autres hypothèses que celle de confier la gestion de la distribution à un éventuel nouveau réseau que développerait la SAQ sont envisagées.

Pour mémoire, l'an dernier, le ministre des Finances, Carlos Leitão, s'était montré tiède à l'idée que l'actuel réseau de la SAQ vende de la marijuana. Rien ne peut toutefois être formellement exclu à ce stade-ci.

Certains au gouvernement - ceux qui se font le plus de souci pour des questions liées à la santé publique - pensent aux pharmacies québécoises, bien que l'étape que franchira le gouvernement Trudeau cette semaine vise à jeter les bases de la légalisation du cannabis à usage récréatif.

La SAQ n'utiliserait pas ses succursales déjà établies... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 2.0

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La SAQ n'utiliserait pas ses succursales déjà établies pour distribuer la marijuana, mais créerait un réseau plus restreint.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Questions de santé... et de sous

D'autres ne voient pas pourquoi, une fois un cadre réglementaire bien établi, la distribution ne pourrait pas être prise en charge par le secteur privé, par des «mandataires privés» - entendu qu'une surveillance de l'État serait assurée.

Ce qui continue d'inquiéter Québec, ce sont les coûts que cette légalisation pourrait entraîner pour l'État, particulièrement en matière de santé et de services sociaux. C'est le message qu'a fait entendre le ministre Gaétan Barrette le mois dernier.

«Le gouvernement fédéral va mettre en place une loi, des règles. Mais toute la responsabilité et tous les problèmes qui vont venir avec vont être sous la responsabilité des provinces», avait-il tempêté. Son gouvernement est néanmoins favorable à cette légalisation.

Taxes et recettes fiscales

Les rentrées fiscales pour le Québec combleront-elles les coûts globaux appréhendés? , se demande-t-on.

La vente de la marijuana sera frappée des taxes de vente provinciale et fédérale. Les provinces auront nécessairement à l'oeil la taxe d'accise fédérale qu'Ottawa pourrait aussi imposer sur la marijuana et ses produits dérivés. «Si c'est le cas, il faudra en établir le partage pour les années à venir», entend-on.

C'est de cela qu'il devrait être sommairement question à la réunion de mardi à laquelle devraient entre autres prendre part le ministre québécois de la Sécurité publique, Martin Coiteux, son collègue des Finances, Carlos Leitão, ainsi que la titulaire de la Santé publique, Lucie Charlebois.

Selon les informations ayant circulé jusqu'ici, le projet de loi fédéral viserait à légaliser le cannabis à usage récréatif d'ici le 1er juillet 2018. L'échéancier paraît serré au gouvernement du Québec.




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