Le Bloc québécois en chantier dans la capitale

Rassemblés dans le sous-sol d'un centre communautaire du... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Rassemblés dans le sous-sol d'un centre communautaire du nord de Québec, dimanche, une douzaine de militants du Bloc québécois veulent rebâtir les assises du parti dans la capitale.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Deux semaines après avoir été couronnée par le Bloc québécois, force est de constater que Martine Ouellet assoie son autorité indépendantiste sur des fondations effritées...

Nous voici donc dans le sous-sol d'un centre communautaire du nord de Québec, par un beau dimanche ensoleillé. Des militants locaux ont sonné le rappel des troupes. En début d'assemblée, nous comptons 12 têtes. Deux s'ajouteront avant la clôture. Faut dire que Martine Ouellet s'est décommandée.

Tous convaincus, les citoyens présents veulent rebâtir les assises du Bloc dans la capitale. Ce matin, ils s'attaquent au chantier de Louis-Saint-Laurent. «Reconstruction», «refondation»... Le président de l'assemblée joue cartes sur table: il faut nommer «un exécutif fonctionnel». L'ancienne équipe bénévole a quitté sans laisser de traces: pas d'états financiers, pas de procès-verbaux. Rien. «Ne vous inquiétez pas, les finances sont en ordre.»

L'ordre du jour s'écoule à vitesse grand V, aucun rapport ne pouvant être présenté.

Ça fait 13 minutes que le micro est ouvert. Place aux élections. Il y a quatre candidats, déjà choisis. Tous élus par acclamation. Un cinquième s'ajoutera.

«L'exécutif est en reconstruction, on a besoin de gens», relance le président de la rencontre, Benoît Lemieux, venu prêter main-forte depuis une circonscription voisine. Il sent une brise qui pousse le Bloc avec l'arrivée de Martine Ouellet: «Il y a un mouvement intéressant.»

L'argent, «le nerf de la guerre»

Rapidement, on parlera argent. Le parti veut solidifier sa base pour se financer. «C'est sûr que le Bloc a eu des années difficiles. Mais ça va de mieux en mieux», soutient M. Lemieux. Il ajoute: «L'argent, c'est le nerf de la guerre.»

Le bureau national attend sa quote-part de toutes les circonscriptions pour préparer le rendez-vous de 2019, explique-t-il. Il insiste: les campagnes sont «coûteuses», «très médiatiques».

C'est au tour du nouveau président élu de l'association locale, Ronald Sirard, de saisir le micro: «Je regrette infiniment qu'on n'ait pas pu avoir madame Martine Ouellet. [...] Elle m'en doit une!»

Candidat aux dernières élections, il a terminé quatrième dans Louis-Saint-Laurent, loin derrière le conservateur vedette Gérard Deltell. N'empêche, M. Sirard cultive un espoir certain: «Vous allez voir la structure, l'organisation du Bloc dans la région, va changer. On va être pas mal plus présent.» Vous voulez «repartir» le parti? «Pas le repartir, parce qu'il est encore là. C'est de structurer ce qui est là. La structure est là. Il y a le membership qui est déjà là aussi.»

Les chantiers se succéderont, annonce-t-il. Les ouvriers indépendantistes comptent rénover d'autres circonscriptions de la région.

Faire de Québec une capitale internationale

Le Bloc québécois lance une recherche citoyenne pour faire la démonstration des avantages que retirera la capitale lorsqu'elle deviendra le coeur «du pays». Si le oui l'emporte.

«Comment ça se fait qu'on n'a pas de données sur l'impact de l'indépendance sur Québec?» demande Ronald Sirard, élu président du parti dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent. Il est porte-étendard de l'initiative.

«Le comité a pour mandat de faire une analyse de qu'est-ce que ça va représenter pour Québec de devenir une capitale d'un pays, particulièrement au niveau des affaires étrangères», explique-t-il. «On peut facilement savoir que c'est des dizaines, des centaines de millions de dollars qui vont arriver dans le pays.»

Des bénévoles sont recrutés pour identifier les représentations diplomatiques canadiennes à travers le monde. Et pointer les ambassades ou consulats étrangers à Ottawa. «[C'est] pour être capable de faire la transposition. Qu'est-ce qui va arriver quand le Québec va être indépendant? Combien d'ambassades on va avoir à l'étranger? Quel budget ça va représenter? Qu'est-ce que ça va impliquer à Québec.»

Le Bloc se donne entre 18 et 24 mois pour livrer son rapport.




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