SPVM: Coiteux et Coderre donnent leur confiance au chef Pichet

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Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet

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La Presse Canadienne
Montréal

Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, a remis un plan d'action au ministre Martin Coiteux et au maire de Montréal, Denis Coderre, et les deux hommes se sont dits «satisfaits».

Le ministre québécois de la Sécurité publique et le maire de Montréal ont soutenu, dimanche, avoir confiance envers M. Pichet, M. Coderre évoquant quelques éléments du document.

Le plan d'action proposé pour rassurer la population quant à l'intégrité du SPVM sera rendu public cette semaine, vraisemblablement vendredi. Mercredi, la commission de la sécurité publique de Montréal tiendra une «rencontre de travail» et, deux jours plus tard, M. Pichet se prêtera à une audience publique sur les changements de structure devant cette même commission.

En point de presse, M. Coderre a parlé d'un plan «extrêmement sérieux», disant qu'il faudrait bien sûr que des questions soient posées, et qu'il faudrait assurer qu'il y ait un suivi. Le maire de Montréal a parlé de changements structurels pour s'attaquer aux allégations de «clans» et de «royaumes» au sein du corps policier, soutenant que M. Pichet avait été nommé justement parce qu'il ne faisait «partie d'aucune gang».

Le ministre québécois de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a soutenu avoir confiance en M. Pichet et il s'est dit «satisfait» du plan d'action, dimanche avant-midi, alors qu'il accordait des entrevues à des médias triés sur le volet.

L'entourage de Martin Coiteux avait d'abord refusé de préciser à quel moment exactement le document serait rendu public. Alors que les informations arrivaient lentement et que M. Coiteux accordait des entrevues sans parler du contenu du rapport, dimanche matin, cette situation a été perçue comme une aberration par l'opposition à l'Assemblée nationale.

«Rendez le rapport public»

Le porte-parole péquiste en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, n'a pas cherché à cacher son indignation et sa stupéfaction lorsqu'il a été joint par La Presse canadienne.

«C'est une volonté de faire cavalier seul. Lui, il a le rapport, il sait ce qu'il y a dedans. Il a choisi les extraits et les angles qui l'intéressaient. C'est particulier, j'ai rarement vu une affaire comme ça... Ça n'a pas de bon sens», a-t-il déploré, visiblement agacé.

«Le document n'est pas accessible. Alors, il faut prendre la parole du ministre qui fait une opération médiatique... C'est un style de gestion assez particulier», a-t-il ajouté.

M. Bérubé a enjoint son adversaire politique à faire preuve de plus de transparence. «Les Montréalais et les Montréalaises sont capables de consulter un plan... Rendez le rapport public et les gens le jugeront», a-t-il martelé.

Le porte-parole caquiste en matière de sécurité publique, André Spénard, a abondé dans le même sens que son homologue du Parti québécois quand il a été contacté par La Presse canadienne.

«Le ministre a agi en vase clos. C'est une attitude assez récurrente chez lui», a-t-il dénoncé.

M. Spénard a souligné qu'un pareil comportement est «regrettable» et qu'il défie la logique.

Selon lui, il aurait été «normal» que «les nombreux parlementaires ayant critiqué le SPVM» prennent connaissance du document avant que M. Coiteux ne le commente au lieu d'être maintenus «dans le néant».

À son avis, cette situation contribue non seulement à alimenter la méfiance et le cynisme des citoyens, mais aussi à faire poindre une question troublante dans bien des esprits.

«Est-ce que le ministre a quelque chose à cacher?» s'est demandé le député de Beauce-Nord.

Rétablir la transparence

Martin Coiteux répétait, quant à lui, que les Québécois pourraient bientôt lire le rapport car «il y a un aspect de transparence qui est très important pour lui».

Il est persuadé qu'ils «vont aimer ce qu'ils verront dans ce plan d'action».

M. Coiteux l'a reçu vendredi et il a eu l'occasion d'en discuter avec son auteur.

Il a qualifié ce document «d'extrêmement sérieux» et il a affirmé voir en Philippe Pichet un «homme décidé» à rétablir «les communications et la transparence» au sein de son organisation.

Cependant, il a prévenu que le Service de police de la Ville de Montréal ne se métamorphosera pas «du jour au lendemain» et sans heurts.

«Dans n'importe quelle organisation, quand on met en oeuvre des changements, ça dérange des habitudes et des gens», a-t-il expliqué lors d'une entrevue diffusée sur les ondes de la station de radio 98,5 du réseau Cogeco.

Le ministre a poursuivi en faisant valoir que «le plan d'action fonctionnera dans la mesure où tout le monde embarque», y compris la Fraternité des policiers et policières de Montréal.




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