Emmanuella Lambropoulos représentera le PLC dans Saint-Laurent

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Emmanuella Lambropoulos sera la candidate du Parti libéral du Canada dans la circonscription montréalaise de Saint-Laurent.

La Presse canadienne

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Vicky Fragasso-Marquis
Le Soleil

(Montréal) La jeune enseignante Emmanuella Lambropoulos a surpris tout le monde - dont elle-même - en remportant l'investiture libérale dans la circonscription montréalaise de Saint-Laurent contre l'ex-ministre Yolande James et la fiscaliste Marwah Rizqy.

«C'est une grande surprise, mais j'ai vraiment fait de mon mieux, puis mon équipe m'a beaucoup aidée aussi. Ça montre que quand tu travailles très fort, tu peux accomplir beaucoup de choses», a déclaré la jeune femme de 26 ans après sa victoire, annoncée mercredi soir.

Mme Lambropoulos, une enseignante en français et en sciences sociales au secondaire, était la seule candidate qui habitait dans la circonscription du nord de Montréal - ce qu'elle n'avait pas manqué de souligner pendant son discours devant les membres.

«Je suis Saint-Laurent, j'ai enseigné à vos enfants à l'école secondaire Lauren Hill», avait-elle dit dans un discours parfaitement bilingue.

L'ex-ministre Yolande James semblait pourtant favorite dans la course, le Parti libéral l'ayant approché lui-même pour qu'elle se présente. Mme James et Mme Rizqy étaient connues, mais elles n'habitaient pas la circonscription.

«Je ne sais pas comment les autres ont fait leur campagne, mais je sais que pour moi, j'ai fait beaucoup de porte-à-porte, à chaque jour j'étais là, trois heures par jour», a expliqué Mme Lambropoulos.

«J'avais aussi le soutien de ma communauté, je connais les gens ici. Quand tes amis savent que tu vas en politique, ils vont te soutenir», a-t-elle ajouté.

Ni Mme James, ni Mme Rizqy n'ont parlé aux journalistes après l'annonce.

Les résultats ont été annoncés vers 22h40, deux heures après la fermeture du scrutin. Selon le Parti libéral, 1353 membres ont voté.

Système critiqué

Le système de nomination du Parti libéral a beaucoup été critiqué au cours de cette investiture.

Le maire de l'arrondissement Saint-Laurent, Alan De Sousa, avait été écarté des candidatures par le parti pour une raison qui demeure encore obscure. Les représentants du Parti libéral avaient simplement expliqué que les trois candidates retenues avaient été «validées d'une manière qui est conforme aux règles du parti».

Mme Rizqy avait d'ailleurs promis plus de transparence sur ce plan. La nouvelle candidate s'est bien gardée de commenter sur ce sujet. «Regarde, je ne sais pas pourquoi le parti n'a pas accepté (la candidature de M. De Sousa), parce que ce n'était pas public. Je ne peux pas faire de commentaire», a-t-elle dit.

Elle ne croit pas non plus que Mme James partait avec une longueur d'avance avec l'appui des dirigeants du parti. «Si elle avait été favorite, je n'aurais pas gagné», a-t-elle tranché.

Employée de Stéphane Dion

Emmanuella Lambropoulos a précédemment travaillé avec son prédécesseur, l'ex-ministre Stéphane Dion, qui a démissionné récemment. M. Dion représentait la circonscription depuis 1996 et il avait été élu sans interruption depuis ce temps.

«Je suis sûre qu'il (M. Dion) est fier de moi en ce moment», a-t-elle dit avec un large sourire.

La candidate termine une première campagne avant de commencer l'autre qui arrive à grands pas avec l'élection partielle dans la circonscription qui aura lieu le 3 avril prochain.

La circonscription de Saint-Laurent est un château fort libéral. Depuis la création de la circonscription autrefois appelée Saint-Laurent-Cartierville dans les années 1980, les électeurs ont toujours porté des libéraux au pouvoir.

Mme Lambropoulos connaît déjà ses adversaires. Le Parti conservateur a choisi Johnny Hu, tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a confirmé la candidature de Mathieu Auclair. Daniel Green, le chef adjoint du Parti vert, ainsi que le bloquiste William Fayad seront aussi dans la course.

À la dernière élection de 2015, Stéphane Dion avait été élu avec plus de 61 % des voix contre son adversaire conservateur Johnny Hu, qui avait réussi à récolter un peu plus de 19 % du vote. Le NPD avait terminé en troisième place, suivi par le Bloc québécois et le Parti vert.




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