Fabrication de preuves au SPVM: Couillard promet une «enquête sans prédécent»

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Le travail d'enquête de la Sûreté du Québec sur les agissements de certains policiers du Service de police de la Ville de Montréal sera indépendant, martèle le premier ministre Philippe Couillard, quoiqu'en disent les oppositions.

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(Québec) Les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) seront dotés de «moyens sans précédent» pour faire la lumière sur les allégations de fabrication de preuves à la police de Montréal, a assuré le premier ministre Philippe Couillard.

Le travail d'enquête de la SQ sur les agissements de certains policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sera indépendant, martèle M. Couillard, quoiqu'en disent les oppositions. 

«On dote les enquêteurs de la SQ de moyens sans précédent, a lancé en Chambre M. Couillard, jeudi. [...] Le mode d'intervention choisi est robuste. Il va nous donner un processus indépendant qui doit faire la lumière sur la nécessité ou non qu'il y ait des poursuites criminelles.»

Les critiques ont continué de fuser à l'Assemblée nationale sur l'apparence de conflit d'intérêts de la «police qui enquête sur la police». Une situation qui risque de miner la confiance de la population envers les corps policiers, craint-on. 

La SQ affectera des enquêteurs «chevronnés» pour fouiller les «allégations très graves» faites à l'endroit de policiers du SPVM, a assuré le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. «Les meilleurs en la matière», a-t-il ajouté. Ils pourront s'adjoindre les services d'un procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), du Commissaire à la déontologie policière et de la GRC, si nécessaire.  

Mardi, trois ex-policiers ont témoigné publiquement à TVA de fabrication de preuves par des collègues du SPVM. De faux rapports auraient été produits pour empêcher ceux-ci de dénoncer des cas de corruption au sein du corps de police. 

Guerre de clans

Jeudi, La Presse a fait état d'une guerre de clans qui mine le SPVM de l'intérieur depuis une vingtaine d'années. Le ministre Coiteux préfère s'attarder aux dénonciations rendues publiques avant de se pencher sur la culture générale au service de police. 

Le Devoir a pour sa part révélé que des policiers de la SQ avaient signalé au SPVM que l'un des leurs - l'un des trois dénonciateurs du reportage - avait des contacts avec un chroniqueur.  Cela a mené à la fouille de sa résidence et de son lieu de travail. «Ça ne remet pas du tout les choses en question», a réagi le ministre Coiteux. La SQ a assuré qu'aucun de ses policiers ayant pu déjà toucher de près ou de loin au dossier ne serait affecté à l'enquête. 

Au Parti québécois, le chef Jean-François Lisée croit toujours possible que le Bureau des enquêtes indépendantes se saisisse de l'affaire. Une équipe d'enquêteurs ad hoc pourrait être créée, suggère-t-il. «C'est clair qu'on a passé un point de rupture, a déclaré M. Lisée. C'est trop. Il y a des gestes potentiellement illégaux qui ont été commis. Ça demande une enquête indépendante.»

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, demande au gouvernement Couillard de «reculer» et de mettre sur pied une «vraie enquête indépendante». Il ne s'explique pas que ce soit le chef du SPVM qui ait demandé à la SQ d'enquêter sur son service. «Ça n'a pas de bon sens, a lancé M. Legault. C'est le gouvernement, le premier ministre qui doit dessiner l'enquête.»




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